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Long time no see

Salut la compagnie aérienne ! Ça faisait longtemps, hein.

J’avoue que je me pose parfois la question de l’utilité d’entretenir un blog, comme si j’avais déjà tout livré. En même temps, il est peu probable qu’à 36 ans on ait déjà tout dit, tout vécu, tout lu, tout bu.

Lorsque je me connecte totalement fortuitement sur WordPress, je m’aperçois avec étonnement (et ravissement, bien sûr), que j’ai encore pas mal de visites quotidiennes en provenance de all over the world. Le truc culpabilisant quand tu n’as rien publié depuis des jours et des jours et des années même (Pour que le Hip Hop tienne).

Je suis en réalité un peu fatiguée par la masse d’informations, d’avis, de débats, dans laquelle on se noie dès l’heure du thé à 8 dum’s, et ce jusqu’au moment où on s’apprête à dire adios à la journée, hop, un dernier check du portable, JUSTE POUR VÉRIFIER (et pas si le réveil est bien enclenché).

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Des notifications tout à fait dispensables pendant tes heures de job (hautement déconcentrantes), ou de loisirs : Facebook, l’anniversaire de Ludivine, Patrick Cohen est en direct, Punky t’a invité à un concert de crust dans le Larzac ; Jean-Luc  attend une réponse urgente sur WhatsApp ; quatre SMS qui ne t’ont pas passionnés sont encore en suspens ; tu as 615 pubs non lues sur ton mail ; Marcelin a aimé une vidéo Youtube ; Uber t’offre une prochaine course ; la tronche de Suzy sur Messenger que tu n’arrives pas à supprimer de ton écran ; la SNCF qui te rappelle qu’il faudrait peut-être bien penser à réserver ton ticket de train de Noël ; Télérama t’informe de ce qu’il serait bon que tu regardes ce soir à la télé ; Bobby a aimé ton épingle Pinterest ; Anatole a regardé ton profil LinkedIn ; tu as encore un panier Amazon à valider ; as-tu pensé à noter ton hôtel réservé via Booking ; tu possèdes plein de points H&M, il serait temps de les utiliser sinon ils seront perdus à tout jamais, etc etc.

Nous faisons tous le même constat, tout en continuant à nous demander si tel forfait ne serait pas plus avantageux quand on va se ressourcer à la montagne sans WIFI, ou si tel téléphone pour lequel on s’endette pendant deux ans fera de plus belles photos qu’avec le précédent. Tout ça pour y coller des filtres années 80.

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Bon, et il y a les élections. Une campagne aussi éprouvante pour moi que pour Penny et Benny, j’ai l’impression.

Ma conscience, le vote utile ou de conviction, l’abstention, les gros dégueulasses, l’idiocratie, le racisme-le sexisme-l’homophobie, la misère vs. le luxe, les analystes politiques, les sondages, les éditorialistes, les débats, les démagos, Mitterrand, « 5 ans c’est long », l’espoir, la guerre civile avec ton voisin, le tribunal populaire, toussa toussa.

Tout se mélange. La politique, c’est supposé se vivre au quotidien depuis l’âge où tu acquières un sens moral, et ça fatigue d’entendre les croquants donner leur avis à longueur de journée dès qu’ « on » entre en campagne. Surtout s’ils ne partagent pas tes idées sociétales, avouons-le.

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Et puis le travail. Tu décides de passer un concours pour bosser en bibliothèque, c’est censé t’apporter joie, bonheur, confort, tandis que tu te rends utile à la société. En réalité, entre les institutions publiques qui sont managées comme des entreprises du CAC40 (ça ressemble à CACAO) en terme de gestion RH, et certains agents qui font apparemment tout pour qu’on déteste les fonctionnaires (je ne vais pas établir le listing des petites irrégularités constatées au quotidien), tu pètes un boulax, parce que tu veux les défendre, oui, les fonctionnaires. Ils sont UN PEU UTILES en fait. Encore un truc qui rend schizo.

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Tired of all this shit !

Je m’aperçois que dans ces méandres, je suis devenue incapable de produire quoi que ce soit, that’s all confused, trop de paroles, moins de création, d’initiative. Quand vient le soir, les idées d’écriture me viennent en masse, j’ai le plan, l’argumentaire, les exemples, tout roule, et puis je me rends compte que tout cela est dicté par la fatigue, la rage, voire la haine.

Et je crois qu’on n’a pas tellement besoin de ça. Voilà pourquoi des gens de 28 ans finissent par porter un pyjama licorne en mangeant des cupcakes fluos. Voilà pourquoi je paie des like virtuels à ceux qui postent des photos de leurs délices et leurs sourires, parce que c’est peut-être « une vitrine du fake », mais moi, ça me fait du bien d’y croire 5 minutes. M’aigrir contre cette félicité réelle ou simulée ne fera pas tourner le monde plus rondement.

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AVANT (c’était mieux), je savais un peu dessiner, un peu coudre-tricotiner-tisser-cuisiner (c’était bien, les années 50), tripoter un instrument, couper les cheveux, j’avais envie d’écrire (on peut s’inventer tout un tas de trucs du passé, c’est l’avantage, puisque ce temps est révolu).

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C’EST POURQUOI j’ai décidé de partager avec vous cette magnifique affiche que j’ai réalisée avec des ciseaux, du scotch et une photocopieuse, comme en 1991, quand j’étais riot grrrl à Olympia. Aimez-la, riez-en, ça m’a sorti la tête du guidon 2 minutes, sachant que je sais à peine monter sur un vélo.

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Bises.

Les musiciens du métro

Ce court billet pour rendre grâce aux musiciens du métro parisien, qui égaient nos cœurs, nous émeuvent, nous font passer le temps, et nous agacent parfois.

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Dans la vraie vie – comprenez la rue – je ne suis pas une fanatique des troubadours du pavé. Tout dépend du contexte.

Si je suis en excursion touristique, je m’arrête TOUJOURS pour écouter ce type à la guitare sèche, qui, invariablement, reprend Oasis ou Police. Quel que soit son talent. Rarement on peut lui reprocher de manquer d’énergie.

Quand, en bas de chez moi, un groupe de six joueurs de flûte de Pan mirlitone du Joan Baez à heure régulière avec LA MÊME FAUSSE NOTE tout aussi assidûment depuis des années, il PEUT me prendre l’envie de malencontreusement renverser un pot de fleur. Vous imaginez, une fête de la musique quotidienne sous vos fenêtres ?

Dans le métro, c’est différent. Pourtant, je n’ai jamais croisé Keziah Jones incognito  , ni même le violoniste virtuose Joshua Bell, puisque je ne vis pas dans une vidéo Youtube.

Je n’ai évidemment pas ce problème d’être dérangée dans mes discussions téléphoniques (si vous me surprenez un jour à user de ma voix au bout du fil, c’est qu’un drame est arrivé, passez votre chemin), ni de devoir profiter des transports pour réviser des exams ou encore remplir mes papiers CAF. Quand tu prends le métro, il vaut mieux être préparé à partager un petit bout de vie avec les autres, sinon tu clamses. Plutôt que de risquer la mienne sur un vélo, j’ai « choisi » cette option.

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Toujours est-il que, je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas RAVIE de passer 7h30 par semaine, hors loisirs, dans mon tube souterrain. Je ronchonne, je peste, je reçois (et donne parfois, okay) de petits coups de coudes agressifs en toute discrétion, je surveille les places en fin stratège, je fusille d’un regard impitoyable.

Et il m’arrive d’être affable. Car de petits miracles auditifs naissent de temps à autre, au détour d’un couloir ou d’une rame…

Il y a ces vieux tziganes accordéonistes, qui soufflent des standards révolutionnaires italiens ou traditionnels de l’est.

Il y a celui que j’appelle Jean-Michel Saxo, je vous laisse deviner de quel instrument il joue. Tous les matins je le retrouve et il m’envoie un bon vieux ‘Heal The World’ , qui est un morceau que je connais par cœur depuis 1992, mais que j’ai du mal à interpréter, vu que c’est assez compliqué d’entonner le lead, les chœurs et la voix parlée en même temps. Merci pour ta collab’ Jean-Mi.

Il y a cette gitane du sud avec ses bandes-son playback un peu dance, qui te tire une larmichette à chaque fois.

Il y a Mohamed et son clavier sur la 2, à qui n’importe quel être humain décernerait la médaille d’or de la poésie et du bouleversement.

Il y a cette dame-Cyrillus qui gratte son violon. Il y a une jeune fille qui entonne des airs lyriques. Il y a ce monsieur aveugle, qui, s’il ne fredonne pas, diffuse tous les matins sur ma route, tantôt Aznavour, tantôt Brassens. Il y a ces jumelles blondes atomiques qui font semblant de jouer et de chanter du Dolly Parton, mais personne ne se rend compte de rien, étrangement. Il y a ce jeune couple bellevillois un peu énervant qui a débuté il y a quelques semaines et qui prend doucement ses marques en duo. Il y a ce rasta qui chante et joue comme une casserole mais qui t’accueille avec bienveillance quand tu rentres de vacances, comme un ‘Welcome in Paris, dude !’ sur une mélodie qui s’habille en reggae.

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Il y a les autorisés et les fraudeurs, mais nous on s’en fiche un peu, finalement.

Il y a surtout l’ami Franck Almana , qui a d’ailleurs remporté une médaille aux Métro Music Awards 2016, grâce à son clip ‘Sailor’.

MERCI DONC A VOUS, MESSIEURS-DAMES, POUR TOUTES CES HISTOIRES QUE VOUS NOUS CONTEZ.

(A Barcelone, des emplacements sont prévus pour les musiciens dans les couloirs du métro, mais je n’en ai vu pratiquement aucun. Paris, c’est mieux, t’as vu.)

PS : Ah, et MERCI à mes lecteurs du monde entier! Je vais essayer d’être plus prolixe…

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Sur mes refuges détruits… J’écris ton nom

A l’occasion du tragique anniversaire de la tuerie de Charlie Hebdo, j’ai choisi de partager avec vous ce morceau, qui symbolise la lutte acharnée pour la liberté d’opinion, d’action, de parole et politique.

L’histoire en deux mots-trois virgules : Leyla  épouse Mehdi Zana au milieu des années 70. Il est élu maire de Diyarbakır, ville d’Anatolie, considérée par les kurdes comme la capitale du Kurdistan turc. Celui-ci, suite au coup d’état militaire du 12 septembre 1980, est fait prisonnier politique, et torturé.

En 1991, Leyla Zana est élue au parlement turc. En prêtant serment, elle commet l’affront de prononcer ces mots en kurde : « Vive la paix entre les peuples kurde et turc ». Elle est accusée de trahison et d’appartenance à un groupe armé, et condamnée, ainsi que trois autres députés, à 15 ans de prison. Les Nations Unies reconnaissent cette détention comme étant totalement arbitraire, mais le gouvernement turc n’en a à peu près pas grand-chose faire, et sa peine est alourdie à cause de ses opinions séparatistes publiées dans des journaux kurdes.

L’Union européenne, dont la Turquie souhaite ardemment faire partie, réclame la libération des quatre députés… qui n’aboutira qu’en 2004.

 

Ce titre est extrait du 5-titres ‘Horma’ des Portobello Bones (1998). Tout d’abord, je voudrais revenir sur la signification du terme horma, dont j’ai toujours pensé qu’il signifiait femme en arabe. Mais je trouve ça et là des définitions supplémentaires, telles que : retenue, décence, pudeur, intimité, ou encore respect de l’autre et de ses valeurs. Voilà. Quoi qu’il en soit, ce disque rend encore une fois hommage aux femmes, oppressées, torturées, en Afghanistan, en Turquie ou encore en Angleterre, à travers des articles ou des extraits de livres, notamment le Coran.

Ce titre en particulier (le seul en français) est une traduction d’un extrait de l’autobio de Leyla Zana, lu par Julie Bonnie, qui officiait à l’époque dans Cornu, des amigos des Portobello. Je vous ai retranscrit le texte d’oreille, ne l’ayant pas sous les yeux à l’heure où je vous parle (je ne suis pas non plus dans le cabinet chirurgical de Van Gogh, donc ça passe), il manque donc juste 2-3 mots, j’espère que vous arriverez à comprendre !

*J’ai 33 ans. J’ai passé 14 années de mon existence devant les portes des prisons, sous les pressions et menaces diverses. J’ai été arrêtée (…) subi des tortures (…). Mon mari a passé 15 ans de sa vie dans des prisons en raison de ses opinions. Nous n’avons pas cédé, et nous ne cèderons pas. Je suis une femme qui a dépassé la peur et la crainte de la mort. Je vais au-delà de ça. Je suis mue dans mon combat par d’autres passions. Je n’ai peur ni de vos généraux, ni de vos tribunaux et lois d’un autre âge, ni de vos potences. J’aime la vie malgré ses souffrances et ses épreuves. Des êtres que j’aime sont nombreux, et peut-être nombreux sont aussi ceux qui m’aiment, mais ma passion pour la justice, ma détermination à contribuer au combat, pour permettre à mon peuple de mener une existence digne, libre, et respectueuse de sa personnalité, prime sur tout. Vous ne pouvez supprimer les idées et les aspirations adoptées par des millions de gens en mettant à mort quelques personnes, ou quelques milliers de personnes. Est-ce que ceux qui ont crucifié Jésus, envoyé sur le bûcher Jeanne d’Arc, condamné Galilée, ont pu empêcher la diffusion de leurs idées ?

Il y a 14 ans, Leyla Zana était une jeune fille paysanne, ordinaire, dont le monde était limité par la quête du petit bonheur domestique. Les événements consécutifs au coup d’état et les barbaries subies ont fait d’elle une militante à la détermination d’acier, dussiez-vous la brûler, la pendre, qu’il y aurait des millions de femmes kurdes, des dizaines de milliers de Leyla Zana qui surgiraient devant vous et poursuivraient son combat.*

Allez. Dansez. Chantez. Exprimez. Dessinez. Jouez. Etudiez. Riez. Blasphémez. Lisez. Circulez. Choisissez. Pensez. Ecrivez. Animez. Libertez. Si le cœur vous en dit.

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A (re)lire :

7 janvier 2015

When Paris went dark

When Paris Went Dark

Je suis Agathe, bibliothécaire dans le 18ème . Parfois, j’aimerais mieux que les lecteurs posent leurs questions à ma collègue muette, mais finalement j’adore ça, mener une enquête dans les tréfonds de ma connaissance pour dénicher leur bonheur. Ça me fait oublier que je suis fonctionnaire.

Je suis Fernand, mi-martiniquais, mi-lorrain, j’espère que les gens ne me prennent pas pour un islamiste ni pour un hipster, avec mon keffieh et ma barbe de trois jours. Parfois, les gens, ils comprennent rien. En plus je suis catholique.

Je suis Djino, je fais des allers-retours entre Drăgănescu, pas loin de Bucarest, et Paris. Ma femme et mes gamins me manquent, et je suis comme un con toute la journée devant le Monoprix à attendre une piécette de la part de gadjé qui dépensent dix euros dans un shampoing. Elles n’auront jamais les cheveux aussi doux que ceux de ma Rodica.

Je suis Dave, je n’ai plus de dents, l’alcool a eu raison de ma silhouette, mais je peux vous le dire, on a bien ricané du temps du Pali-Kao. Si j’ai assez de thunes, j’irai voir les Ramoneurs de menhirs, ça va être au poil.

Je suis Mireille, fraîchement retraitée de l’usine, eh ben finalement, c’étaient pas les étrangers qui me rendaient hystérique, c’était le boulot, fatigant de se lever à 5 dum’ quand ça danse la samba dans l’appart’ à côté. Maintenant, j’arrête de gueuler sur tout le monde dans l’immeuble, je promène les clébards, peinard.

Je suis Capucine, j’ai pas mal de succès avec ma pièce sur le cancer du sein que j’ai vaincu il y a sept ans. Depuis, je croque la vie et les fesses de mes copines.

Je suis Rubén, je finis ma thèse sur la modélisation systémique en géographie, et parfois je joue de la gratte en bas du funiculaire de Montmartre. L’été prochain, j’aimerais bien emmener Loredana à Puerto Varas, elle ne connaît pas le Chili.

Je suis Kader, je tiens un rade à Saint Ouen, il y a les vieux arabes qui jouent aux échecs en buvant un thé à la menthe, il y a la facho de l’immeuble d’en face qui vient pour se friter, et il y a la petite blonde qui vient squatter ma terrasse dès les premiers rayons du soleil. Elle est pas tellement habillée mais on la traite comme une princesse. Mon fils, il est pédé et il lit des bouquins. Je te jure, y en a qui ont le temps…

Je suis Claire, ne m’appelez pas pour un apéro, tous les soirs ou presque je suis au théâtre. Dans mon job, on leur file des subventions, et moi je vais voir toutes ces pièces que j’ai dénichées à Avignon, ma petite escapade annuelle. Sinon, je reste à Montreuil, ça sent Bamako, ça sent la Défense et ça sent l’acrylique de la friche artistique d’à-côté. Ça sent TROP bon, comme dirait ma fille.

Je suis Sonia, je suis une pute, alors ça ne sert à rien de me faire remarquer que ma jupe est courte. Déjà que la voisine m’engueule à cause du bruit des talons dans l’escalier quand je rentre à l’aube… quelle tarée celle-là, c’est pas son cul qui lui rapporterait de quoi payer son loyer !

Je suis Hiram, je donne des cours de violon à des gosses du 16ème en attendant que mon talent explose à la face du monde. Ils vont bien finir par me signer, et là, parmi les anciens profs, les potos et les D.A., je peux te dire que certains ne feront plus les marioles, ils me boufferont tout cru dans la main ! Je sens que je me rapproche du but, doucement, insidieusement.

Je suis Laurent dit Lolo, je me suis cassé de Paris le jour où j’ai surpris mon meilleur pote dans mon lit avec ma nana, il faut dire que j’étais rentré un peu plus tôt que prévu de tournée, surprise !! Je reviens souvent, pour bosser, c’est pas mal de stress comparé à Blois mais ça permet de revoir les copains.

Je suis Nazrienne, j’ai rencontré l’amour de ma vie qui est français, alors pour que je puisse rester, on s’est mariés. Bon, je n’ai pas un super boulot comme à LA, alors en attendant je fais la touriste et je fais rêver mes copines sur Facebook en postant des photos de moi buvant du vin et mangeant du fromage dans des spots parisiens bien typiques.

Je suis Needlos le tatoueur des Halles, je suis Adrien le lycéen de Louis-le-Grand, je suis Lochan le vendeur de fruits rutilants d’Opéra, je suis Paul le graphiste de Bastille, je suis Michel le saxophoniste de Saint-Lazare, je suis Mehdi l’analyste financier de la Défense, je suis Anna la sportive du parc de Bercy, je suis Slimane, je fais le malin avec mes copains au fond du bus.

Nous sommes Paris.

Je suis Fatou, je bosse sur les lights du concert ce soir. Je suis Martin, je vais me détendre de la semaine de ouf que j’ai passée, avec mon cousin en terrasse. Je suis Julie, c’est moi qui ai gagné les deux invitations à la radio. Je suis Mickaël, rédac chef du webzine, je vais faire le live-report à la place d’Eric ce soir. Il dîne avec sa copine au resto, je vais les rejoindre pas loin de République après.

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Ce soir, on m’a tiré dessus. J’ai pu m’enfuir. Tu as été blessé. Il a été retenu en otage. Elle est morte.

Nous sommes debout mais nous sommes morts.

Vous êtes morts mais vous êtes vivants.

Fluctuat nec mergitur

(Texte librement inspiré des dernières pages de ‘Vernon Subutex’ T1, Virginie Despentes)

 

 

 

 

Le Meurtre vagabonde dans Paris

Salut la jeunesse sonique,

Une annonce qui pourrait bien faire plaisir aux amoureux de Paname et de la langue de Pivot, Bernard. Le Meurtre aka Billy the Kill aka FRED ALERA de son vrai nom – ou presque – se produira dans le plus mignon des repaires de Montmartre, le Petit Théâtre du Bonheur, vendredi 16 octobre, aux alentours de l’heure où l’on aime fêter les fins de semaine.

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Pourquoi est-ce une bonne nouvelle ?

  • Parce que c’est situé dans un superbe quartier résolument artistique et chaud-chaud-chaud, mes lapins
  • Parce qu’il y a de fortes chances qu’un délicieux nectar raisiné vous y soit gracieusement offert, sélectionné scrupuleusement par une spécialiste en la matière
  • Parce que peut-être serez-vous JUSTEMENT à Paris pour raisons professionnelles, à deux pas de là
  • Parce que vous vous demandez si Fred Alera portera une casquette gavroche, et s’il vous contera l’histoire du flic de Montparnasse
  • Parce que vous ne savez pas à quoi un hobo qui chante le blues peut bien ressembler lorsqu’il se transforme en vagabond qui célèbre le bleu
  • Parce que le son sera meilleur que sur ces vidéos :

Ça fait un certain nombre de bonnes excuses.

Bisous et à bientôt !

Cliquez ici pour voir l’événement

Et là pour voir la page de Fred Alera.

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Édite, Édith :

Pour les plus impatients, et encore les amateurs de Pigalle/Montmartre, retrouvez Fred Alera le vendredi 09 octobre au sein de l’ancien Cabaret Madame Arthur, pour un show qui sera peut-être transformiste, ou peut-être pas, who knows? J’ai pu découvrir en avant-première ce magnifique ‘club en français’ fresh-ment rénové, le French Collection.

Mate-moi ça, le jeune :

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Et inscris-toi par ici !

Et ne dis pas que tu es pris les deux vendredis qui arrivent, car soit 1/tu mens 2/tu viens aux deux concerts? Merveilleux.

Oui, on se tutoie maintenant.