Birthday & Social Success

I’m back.

Assez bientôt, c’est mon anniv’. Je suis née en 1980, ce qui signifie que j’ai 50 ans dans 15 petites bourliches. C’est apparemment l’âge où il vaudrait mieux que j’aie réussi ma vie, et éventuellement que j’arbore un bronzage orange.

L’an passé, j’ai parlé de Madonna, cette année j’opte pour une wish-list. Chacun sait que rien n’égale la satisfaction de barrer une liste de choses agréables à accomplir recevoir gracieusement de la vie.

DOMAINE & PARC IMMOBILIER

-Pour le quotidien, un simple duplex avec terrasse à Montmartre ou Pigalle ferait l’affaire. Vous noterez que j’ai annulé mon désir d’habiter Bastille ou Beaubourg, car c’est ici que je préfère pratiquer le pole-dance en étant rémunérée me promener, surtout le samedi en début de soirée, en toutes saisons. De la vie en pagaille, des recoins, des « villas », des bistrots, d’alléchantes échoppes, des célébrités en veste bleue… Et finalement, mis à part au pied du Sacred Heart, il y a plutôt moins de touristes que là où l’on trouve les boutiques branchées et/ou les franchises immondes.

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-Pour les grands week-ends ensoleillés et les années sabbatiques, je me propose (sympa) de loger à Barcelone. Barri Gòtic ou Barceloneta, mon cœur balance. EN PARLANT DE CA, je souhaiterais que soient tout simplement éradiqués de la surface de la terre (ou au moins des restaurants) les plats, au profit des tapas. Ça limiterait à la fois les « risques » de trompage dans le choix, et éviterait de faire ressembler l’humain à un animal obnubilé par le contenu de sa gamelle lors d’une sympathique sortie entre gens civilisés.

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-Pour mes vieux jours, donc après ma retraite vers 85 ans, j’achèterais bien un petit pied-à-terre dans une ville balnéaire de l’Atlantique. Je m’y promènerais en grand pull laineux, fesses à l’air, bravant les vents et les embruns.

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-Je posséderais bien aussi un potager-verger magique. Il s’approvisionnerait SANS AUCUN SOIN de tous mes végétables préférés. Parce que si quelqu’un a la main verte, c’est peut-être le Géant, mais certainement pas oim.

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BIENS MATERIELS

-Une lampe Tiffany. J’ai développé une sorte d’attirance-répulsion pour ces loupiottes qui font un peu flippax, un peu comme pour le couple Balkany. Enfin, le même genre de relations qu’entretiennent les redskins avec les membres du FNJ, vous voyez. Je pense qu’en avoir une m’est nécessaire, une sorte de raison d’être.

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-Le lit du calife Haroun El Poussah dans Iznogoud. Un truc bien rond pour pouvoir se tourner dans tous les sens, garni de mille et un coussins. J’y lirais des BD le dimanche en mangeant des loukoums à la rose.

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-Un bon d’achat illimité dans toutes les librairies du monde. Pas un bon FNAC, hein, parce que je suis une personne qui aime autant les fenêtres qu’assez peu l’uniforme. Du coup, je veux bien aussi être pistonnée pour recevoir toutes les nouveautés de lunetiers comme « Pour vos beaux yeux » ou « La fabrique de lunettes ». (Des yeux verts seraient trop demander, je pense.)

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-Une cave pleine de vin qui ne fait jamais mal à la tête, ainsi que des cigarettes qui ne tuent pas. Passions (avec les gros mots. Note pour plus tard : caler des vacances avec Florence Foresti).

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-Une petite voiture mignonne. De celles qui ne nécessitent pas d’être un aigle de la route pour faire un créneau. Évidemment, j’aurais plus la classe dans un break américain, mais en ai-je vraiment besoin ? Non.

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ÊTRES VIVANTS

Petit personnel :

-Un chauffeur à disposition pour le soir. Un type sympa et fiable. Qui s’appellerait Simone. En voiture !

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-Un lecteur qui me raconterait la suite de mon livre quand mes yeux disent non mais que mon esprit ne souhaite pas attendre le lendemain pour connaître le dénouement de l’histoire.

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-Un travel-planner, qui saurait ce que j’aime faire quand je pars en voyage, le genre de quartiers que j’apprécie etc. Il ne me choisirait pas un vol à 6 dum’ à Beauvais, par exemple (à moins que Simone ne se dévoue pour m’emmener), ni un hôtel en zone indus au milieu des crackés.

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-Un tatoueur personnel bénévole, dont il ne faudrait pas attendre 6 mois les disponibilités, et qui serait tout à fait enthousiaste à l’idée d’encrer toutes mes petites lubies. S’il pouvait également s’avérer être médecin, ça lui permettrait de me prescrire une drogue anti-douleur bien que non addictive. Hey kids, no hope in dope !

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(-Éventuellement une personne qui serait de corvée de shopping, car on aime bien être beau, mais pas souffrir.)

Personnes gratuites :

-Des amis qui seraient les mêmes qu’aujourd’hui, mais disponibles exactement en même temps que moi, ça permettrait de se voir. Si toutefois ceux-ci étaient totalement overbookés (la vie, toussa.), j’aurais des amis de spare : Gwen Stefani, Madonna, Debbie Harry, Courtney Love, Virginie Despentes. Et Renaud car je ne suis pas misandre. Et Amy Winehouse car j’aime aussi les brunes, et les personnes décédées ne comptent pas pour des prunes. En revanche, quand Mado voudrait nous embarquer pour une séance de training intensif, on lui jetterait des trucs à la figure. Comme les bons potos marrants qu’on est.

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-J’adopterais un chat British Blue, qui ressemble à un Popples gris, et un bébé labrador. Autant d’amour que si nous étions trente millions d’amis. Mabrouk.

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TRAVAIL

-Je n’ai pas l’air, comme ça, mais je veux bien travailler. A mi-temps, du mardi au jeudi, ou AU MOINS démarrer à un horaire acceptable ne commençant donc pas par le chiffre 0, et dans une médiathèque if possibeul, Dieu. Une bibliothèque comme celle de St Ouen (Persepolis), sur 4 niveaux, lumineuse, et presque aussi accueillante que son personnel : des tatoués, des blondes peroxydées, des amateurs de Yo La Tengo, des passionnés de documentaires, des foldingues qui passent Slayer à fond les ballons. Avec des BD par milliers, des automates de prêt qui – ô miracle -fonctionnent, des possibilités d’emprunt qui semblent infinies, à environ 4 cm de mon chez-moi actuel. Daydream.

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Elle me plaît un peu plus qu’une Rolex, ma liste. Je m’y vois déjà comme dans une boule de cristal. J’avais peur de voir trop grand, au début, genre Paris Hilton, mais c’est bien.

Vous noterez qu’il n’est pas question de musique, de disques ou de concerts dans ce petit inventaire. Primo, j’ai presque 50 ans, donc on va se calmer un peu, les gars. Secundo, je garde cette partie secrète, exceptionnellement.

Allez. Joyeux non-anniversaire à tous.

ET MERCI DE ME LIRE DEPUIS UN AN!

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Sant Jordi for book lovers

Bon dia!
Mes quelques jours catalans ne m’ont pas laissé le loisir de visiter de bibliothèque, disons que si j’étais tombée nez à nez avec l’une d’elles, je serais passée dire un petit Olakétal, mais j’avais davantage envie de profiter du bon air. Je n’ai pas acheté de livre ni de mag non plus (si j’étais droguée ou cultivatrice, j’aurais néanmoins pu rapporter Cannabis Magazine).
Toutefois, il se trouve que le jour de mon arrivée coïncidait précisément avec la Sant Jordi, dont j’ignorais à peu près tout. Saint Georges pour les francophones. 23 avril pour les amoureux des nombres et du calendrier.

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A tous les coins de rues se tenaient des petits vendeurs de roses, un peu comme chez nous au 1er mai avec le muguet. Comme il a été pas mal question de solidaritat, j’ai cru qu’il s’agissait simplement d’un jour où tu achètes une rose au profit d’une quelconque asso ou oeuvre de bienfaisance.
Mais les rues les plus commerçantes affichaient toutes également des promotions en ce jour, un peu comme pour fêter son Valentin, ce qui aurait pu être crédible avec le coup des roses.

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For the first day of my life, je me suis fait offrir un tour en bus touristique, avec les petits casques qui vous donnent les infos capitales sur Barcelone, et là, j’ai enfin pu comprendre.
Voilà, en fait, la Sant Jordi, c’est une célébration du Saint patron de la Catalogne (un type qui a délivré une princesse des griffes d’un dragon). A cette date, on offre traditionnellement une rose aux femmes, et depuis peu, les hommes reçoivent un livre en retour. Pourquoi pas l’inverse, je n’ai pas la réponse, mais je suppose qu’on peut être un peu foufou, voire progressiste et offrir un bouquin à sa femme.

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La coutume de la rose date du Moyen-Age, mais en 1926, l’écrivain
Vicent Clavel i Andrés proposa aux éditeurs et libraires barcelonais d’en faire une fête du livre. Au départ, ça avait lieu le 7 octobre, mais finalement, la fiesta a été décalée au 23 avril pour célébrer Miguel de Cervantes, inhumé à cette date (en 1616, hein). Et HASARD de la vie, cette date est aussi celle de la mort de Shakespeare. Ca fait un certain nombre de raison d’en faire le jour de la rose et du livre, de l’amour et de la culture.
Depuis 1995, l’UNESCO en a fait la journée mondiale du livre et du droit d’auteur.
Voilà, je vous file l’info un peu après la bataille, mais vous le saurez pour l’an prochain.
Petons grans (gros bisous à tous)!

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