Lecture : Le reflet des méduses (Julie Nakache)

Quel exercice plus périlleux que de rendre compte de l’œuvre d’une personne que l’on connaît – ou que l’on croit connaître- sans la décevoir ? Réponse : rien, car elle aura passé un temps certain dans la création, et même s’il s’agissait d’un jaillissement instinctif et irréfléchi, sa délivrance et sa présentation à un public n’en resteraient pas moins brutales.

Voilà pourquoi ce roman, que j’attendais impatiemment pourtant, est resté quelques jours en souffrance près de moi avant que je ne me lance (quel courage, me direz-vous !). D’autres bouquins entamés à finir pour ne pas se laisser déconcentrer, un film tout à fait dispensable à regarder, attends j’ai envie de revoir cette scène des Demoiselles de Rochefort, bref.

Il s’agit du Reflet des méduses, troisième roman de Julie Nakache. Son univers est invariablement bestial et animalier : ici, maritime avec des méduses, aérien et épidermique avec des papillons, charnel dans la sujétion…

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Si l’auteure concocte des vidéos pour accompagner la sortie de ses écrits, c’est que son monde est éperdument pictural et poétique. Un onirisme campé dans le concret, qui force constamment le lecteur à se poser la question de ce qui est de l’ordre du fantastique, du rêve, de la folie ou du mythe.

Difficile d’en dévoiler trop de ce thriller merveilleux -bien qu’il soit à mon sens tout sauf feel-good– je vous le recommande simplement, tant on est emporté par cette plume affûtée. Un roman qui se mérite.

Retrouvez les Editions d’Ecarts ici.

Site de Julie Nakache ici.

 

Pour aller plus loin : « dans le mythe, Méduse campe aux portes de l’Hadès. Si elle se situe à la lisière entre les dieux et les démons, elle est aussi la gardienne entre le monde des vivants et celui des morts, entre donc le monde des choses qui se voit et celui qui ne se voit pas. Elle est sur cette ligne de fracture, cette faille qui sépare en deux l’être humain : la vie et la mort, soit au-delà la question de son existence et de son point d’origine. Ce qui par nature la rend ambiguë, comme en témoignent les représentations artistiques ou littéraires qui la montrent tantôt effrayante ou séduisante, tantôt attirante ou repoussante. Cette diversité artistique rend compte également du fait que, dans toute représentation, dans tout regard, il y a substitution, c’est-à-dire re-présentation, ce qui dès lors nous met sur la voie de ce qu’est le désir de voir en tant qu’il ne peut être satisfait que de façon oblique, que par l’intermédiaire d’un reflet ou d’un miroir. Précisément, le peintre, voire le poète, use d’une ruse pour appréhender la réalité et la montrer, seul moyen en effet pour reproduire le réel et en immobiliser le mouvement. C’est ce que Persée nous dévoile dans le stratagème qu’il emploie pour décapiter la tête de la Méduse. Caravage, que nous connaissons pour son excellente œuvre de la Méduse, disait : « Tout tableau est une tête de Méduse. On peut vaincre la terreur par l’image de la terreur. Tout peintre est Persée ». » (Le regard médusé / Éléonore Pardo)

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Les livres dont vous êtes le héros

Frontispice totalement mensonger, puisque je n’ai pas prévu de vous parler de ces fascicules qui nous permettaient, à nous les kids des 80ies, de nous choisir une destinée épique en navigant de page en page (wait… on fait toujours ça?!).
Non, en visitant une des biblis de mon campus, je suis tombée sur un petit roman au titre aussi apostrophant que prometteur : « La bibliothécaire ». Nul n’est besoin de dire que je l’ai aussitôt enfourné dans mon sac à malice (non sans l’avoir fait enregistrer sur mon compte, BIEN SÛR).
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Ce court récit de Sophie Avon m’a beaucoup plu.
This is the story of Marianne, trentenaire, nouvellement embauchée dans une bibliothèque universitaire. Elle y apprend le métier, épaulée par la jeune assistante-étudiante Sarah, qui est d’une aide d’autant plus précieuse que le doyen la laisse un peu se dépatouiller pour régler les petits conflits qui peuvent parfois opposer le bon fonctionnaire aux terribles professeurs. Tiens donc, certains se croiraient-ils maîtres en ces lieux ? Elle prend peu à peu de l’assurance, mais il réside toujours un léger souci avec le brillant et jeune prof David Martial. Un nom qui pose son personnage. Comme il prend un peu trop ses aises à son goût, elle se met à le fliquer, ne supportant plus aucun de ses mouvements, et, CARRÉMENT, elle lui confisque son téléphone, comme à un gamin. S’en suit, presque évidemment, une fascination mutuelle, mais surtout une relation de dominé-dominant, doublée de passion et de haine, et un dénouement pour le moins fantastique, surprenant et sensuel. Je ne puis en dévoiler davantage, sorry angels, mais je n’ai pas pu lâcher ce book qui débute sur un quotidien tout à fait banal pour un bibliothécaire. Sinon, je l’ai tout de suite imaginé se dérouler en Suisse, allez comprendre pourquoi. (2006/Arléa)
Ça m’a soudain rappelé que j’avais lu « Le bibliothécaire » – offert par mes parents fort probablement – dont le héros devient un peu par hasard le bibliothécaire privé d’un milliardaire industriel washingtonien. Il se trouve pris au milieu d’une conspiration visant à invalider l’élection de la candidate démocrate à la Maison Blanche. Il m’avait semblé un peu complexe à l’époque, mais je vais le relire dès que j’aurais remis la main dessus (comment ça, le classement n’est pas irréprochable dans mon humble demeure?). (Larry Beinhart/2005/Gallimard)
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Alors, si Matilda de Roald Dahl et sa bibliothécaire Mrs. Folyot n’ont aucun secret pour moi, j’avoue ne jamais avoir encore lu « La bibliothécaire » de Gudule (1995), qui semble être un classique pour les 9-11 ans. Je le bouquinerai dès ma prochaine inspection en librairie, prétendant devoir réquisitionner la mini-chaise du rayon jeunesse pour cause d’affliction de la maladie de Benjamin Button, mais à l’envers.
Autrement, A CHAQUE FOIS j’oublie que l’héroïne de « Grâce et dénuement » (Alice Ferney/1997) est libraire et non bibliothécaire mais ce n’est pas vraiment le cœur du débat. La nana décide d’initier à la lecture des gamins gitans installés en région parisienne (Paris, t’as vu). Pas facile de s’intégrer dans le camp en tant que gadgi, mais peu à peu la confiance s’instaure et elle apprend à connaître chaque membre du clan. « Dans ce troisième roman, récompensé par le prix  » Culture et bibliothèques pour tous « , Alice Ferney excelle à faire entendre les voix intérieures de ses personnages, leurs sentiments inavoués, leurs désirs brimés, leurs solitaires affrontements avec la fatalité. » Pas mieux, Babelio ! Vous serez obligés d’adorer ce livre.
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Et vous, quels sont vos bouquins préférés qui mettent en scène des bibliothécaires ?
Après ce billet thématique et celui que j’avais fait l’an passé sur mes livres de tatouages, je pense vous proposer quelques titres issus de mes fonds personnels, bien que partagés, en féminisme, et aussi sur Paris, qui se ré-étoffent progressivement. Parce qu’un déménagement vous déleste de la plupart de vos livres, tant que vous n’êtes pas épaulés par des déménageurs bretons, corses, antillais ou basques.
A bientôt les binoclards !
PS : D’autres suggestions en commentaires…

Julos des Rêveries : A bitter taste?

Comme je m’intéresse plus spontanément au petit peuple de l’ombre qu’aux papillons de lumière, j’ai décidé de rencontrer aujourd’hui Julien du zine Les Rêveries.

Angers, le 8 novembre 2015.

Salut Julien,

Pour commencer, pourrais-tu un peu te présenter afin qu’on en sache plus sur le « mec des Rêveries » ?

Je suis donc Julien, appelé aussi Julos News et j’ai monté Les Rêveries en 1997 qui est, et était avant tout un fanzine, et dont je ne désespère pas ressortir un numéro prochainement.

D’un point de vue personnel j’ai 36 ans, je suis enseignant en technologie en collège dans l’Indre et Loire, et j’habite tout près d’Angers. Je suis donc passionné de punk-rock et ses dérivés depuis plus de 20 ans. En dehors, je me passionne pas mal aussi pour la matière que j’enseigne, et le sport en général, avec un gros coup de cœur pour le water-polo que je pratique maintenant depuis une bonne dizaine d’années. Et comme pas mal de monde, j’apprécie le cinéma, les séries, et bouquiner des polars.

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Sache que je suis très friande de tes interviews « Machin a-t-il bon goût ? », qui permettent de connaître un peu mieux les acteurs de la scène rock hexagonale, sous un aspect plus personnel que promotionnel. Figure-toi toutefois que lorsqu’on tape « A-t-il bon goût ? » dans notre moteur de recherche préféré, on en apprend davantage sur la saveur de certaines sécrétions que sur un quelconque Ramone français…

BREF, je ne peux m’imaginer que tu poses régulièrement ces séries de questions à tes idoles d’un jour sans te demander ce que tu répondrais à leur place. Je vais donc te faire passer un interrogatoire assez similaire.

Julos, quel logo de groupe serais-tu prêt à te faire tatouer, sans regret, sans remord?

Un logo de groupe, c’est chaud, non pas qu’il n’y ait pas de logos sympas mais tout simplement parce que tu n’as pas le contrôle sur le groupe, si jamais tu te tatoues le logo de untel, et que 5 ans après, il se met à chanter des petites chansons bien nazi-llardes (et non pas nasillardes) tu as l’air d’un con… Après il y a des groupes qui ont des logos super sympas que j’aime beaucoup. Je pense à Pennywise par exemple, ou Hot Water Music, qui pourraient rendre bien en tatouages, mais comme c’est un de mes groupes cultes, je te dirais quand même le personnage d’ ‘Alive’ de Pearl Jam en espérant qu’Eddie Vedder ne se détourne pas du droit chemin pour les 40 années à venir.

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Au pire la chose la plus simple serait de faire celui des Rêveries. A réfléchir… en plus ça ferait certainement plaisir à ma chérie !

Peut-être qu’elle préférerait que tu te tatoues un portrait d’elle, c’est en général très réussi, ah ah.

Okay Julien, je ne vais pas te demander de choisir LE disque ultime, puisqu’il dépendra fatalement de ton état d’esprit, mais mettons, avant de sortir, j’aime bien écouter un petit Distillers, ou Gwen Stefani, enfin, tout cela me regarde. Mais toi, quel est le morceau qui te met particulièrement en forme, et ceci à tous les coups ?

C’est forcement, comme quasiment tout le monde, un album qui te rappelle ta jeunesse lycéenne ou tout du moins adolescente. Je vais citer ‘Punk In Drublic’ de NoFX qui est une pièce maîtresse du punk-rock à mes yeux. Dès les premières notes de ‘Linoleum’ c’est parti ! Retour 20 ans en arrière, les potes apparaissent comme par magie autour de toi et tout le monde chante, la canette de 33 Export à la main, sweat à capuche sur le dos, ça pogote sévère. Je dirais aussi ‘Veni Vidi Vicious’ de The Hives, un album exceptionnel, plein d’énergie, qui te fout la patate en moins de temps qu’il ne faut pour prononcer son nom. Je pourrais en citer pas mal d’autres, Super Modern World des Burning, le premier Rage Against The Machine) mais ce ne serait pas du jeu…

Eh oui, c’est la question fatigante qui t’oblige à trancher dans le listing infini des chansons préférées. Et quel est le meilleur clip du monde, selon toi ?

Oulala ! Je ne suis pas très clip, en fait, même si j’aime bien en poster sur les Rêveries car ça permet d’avoir de l’actu sur les groupes en dehors des sorties d’EP ou d’album. Il n’y a pas de clip qui m’ait fait un super effet. Peut être ceux de Spike Jonze, notamment celui où il a filmé à l’envers, ce qui rend super bien (The Pharcyde je crois). Sinon dans un registre proche j’avais bien aimé le ‘Give em the boot’ de Hellcat records, tout en noir et blanc, hyper contrasté, un style propre à Tim Armstrong, et parfait pour ce style.

Nice… Bon, puisque c’est ta ville, quel est ton spot de concerts préféré à Angers ?

Angers est un peu spécial, il n’y a pas de lieu super adapté pour les groupes que j’affectionne. Je m’explique : en fait, il y a d’excellents groupes qui tournent sur Angers : Guérilla Poubelle, Justin(e), Not Scientists, Fights And Fires… Le problème, c’est que des lieux pouvant accueillir autour de 100 personnes, il n’y en a pas. Alors ça tourne pas mal dans des bars : le T’es Rock Coco, le Café Latin et le Joker’s Pub. Trois excellents bars qui sortent des affiches parfois terriblement excitantes. Seulement le souci, c’est qu’ils ne contiennent que 40- 50 personnes grand max, alors tu dois venir tôt, prévoir qu’il fera 50°C et que tu seras quelque peu compressé à l’intérieur… Mon coup de cœur va quand même au Café Latin, dont l’accès à la salle est quand même exceptionnel, car c’est l’accès des toilettes ! Mais bon je dois t’avouer quand même que quand tu as des enfants, ton planning concerts se réduit…

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J’ai organisé pas mal de concerts au T’es Rock Coco (des groupes un peu plus vieux au sein de la scène française que ceux que tu cites : Bushmen, Flying Donuts, Sixpack etc. etc.) et je connais bien cette problématique de la jauge et de la température. Je n’ai pas la soluce, en revanche !

On peut donc en déduire qu’Angers n’est pas une ville de rêve (raccourci, quand tu nous tiens)… Où rêverais-tu de t’installer ?

J’ai depuis quelques années une passion étrange pour l’Islande, un pays qui m’attire énormément. Je ne sais pas d’où cela m’est venu exactement, mais je dévore tout ce qui a trait à ce pays. J’adore leur isolement, le mélange terre de neige et terre de feu, la population, sa culture. J’ai du lire une quinzaine de livres, et j’aspire désormais à y aller pour tout découvrir, tout ressentir. Donc Reykjavík, bien sûr, est un lieu où j’aimerais aller. Y vivre toute ma vie je ne pense pas… la France me manquerait.

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Une ville en France ? Honnêtement j’aime beaucoup La Rochelle, une ville magnifique pas très loin de chez moi (Fontenay-Le-Comte, Vendée !) avec l’océan, la musique…

Je te souhaite de pouvoir faire ce beau voyage, car je comprends totalement cette obsession qu’on peut développer pour les pays du nord.

Parlons un peu de tes collègues maintenant… Quel est le webzine que tu prends le plus de plaisir à lire, celui dont tu fais grimper les stats de visites ?

J’aime bien lire pas mal de sites, notamment des sites d’infos (Métalorgie, Dying Scene…) mais en webzine, j’apprécie particulièrement Wallabirzine , un site super barré et fun.

Yes, j’ai déjà eu l’occasion de lire ses chroniques, et aussi ton interview de Bir… Et version papier, qu’achètes-tu en kiosque quand tu t’apprêtes à faire un voyage en train ?

J’ai de gros soucis avec les revues, même si je ne prends jamais le train, ça ne m’empêche pas d’acheter des tonnes de revues, et c’en est même maladif… Et j’ai un spectre assez large ça va de ‘Noise’ à ‘So Foot’ en passant par ‘So Film’, ‘Geek’, ‘GQ’, ‘l’Équipe’, ‘Lire’, ’01net’, ‘Planète Robots’, ‘Comment ça marche’, et j’en passe … bref une vraie horreur ! Mais je suis actuellement en période de sevrage, j’ai décidé de ne pas en acheter jusqu’à la fin de l’année.

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Bon courage ! Et quelle émission de radio (web, FM) écoutes-tu le plus assidûment ?

Merde là je suis encore un mauvais client… En fait c’est con parce qu’il y en a des super (Kicking Radio, Joining The Circus…) mais je ne trouve pas le temps. Ou plutôt, je passe trop de temps à écouter les trucs que je reçois ou que je récupère, et comme j’aime bien les mettre en boucle avant de les chroniquer, je n’ai plus le temps d’aller sur les radios.

Alors comme pour le disque, que tu consommes en masse, très difficile de choisir un seul bouquin, mais je te le demande SIMPLEMENT : quel est celui que tu as lu et relu, celui que tu offriras à tes enfants, et que tu espères bien faire voyager à travers ta dynastie ?

J’aime beaucoup lire et comme il y a énormément de livres qui sortent, j’ai envie d’en lire beaucoup, quitte à en acheter et ne pas les ouvrir avant des mois ou des années. Donc ça m’amène à ne jamais relire un livre par peur de perdre du temps. Je n’ai pas vraiment de livre culte qui pourrait traverser le temps même si de nombreux m’ont marqué et touché à différentes époques.

J’ai eu deux coups de cœur dernièrement, un pour ‘La Blessure, la vraie’ de François Bégaudeau qui m’a beaucoup parlé notamment du fait que l’époque, les lieux et les événements me sont très familiers. Et j’ai aussi, l’an passé, été perturbé par ’22/11/63′ de Stephen King et cette magnifique histoire mélangeant amour, nostalgie et science fiction. Actuellement je suis sur ‘Illska’ de Eiríkur Örn Norđdahl , un grand et beau roman troublant.

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Je me doutais que tu parlerais de Bégaudeau, j’ai très envie de lire celui-ci! Et si tu n’as pas eu l’occase encore de lire le S. King ‘Ecriture : mémoires d’un métier’, qui m’a été conseillé par une personne de valeur, précipite-toi dessus !

Question illustrateur, quel est ton préféré, qu’il s’agisse de books pour enfants, comics, dessin de presse… ?

Pour ce qui est des BD, j’ai une grosse préférence pour les comics, et en terme d’illustration, j’aime beaucoup ce qu’a fait Gabriel Rodriguez sur la série ‘Locke And Key’. J’aime aussi le travail de Sean Murphy et Eric Powell sur leurs comics. Coté français, et dans un style différents des américains, je trouve superbes les dessins de Xavier Fourquemin et de Bruno Maïorana. Une BD a beau avoir une histoire passionnante, si le dessin ne me plaît pas, je n’arrive pas à rentrer dedans.

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Puisqu’on en est à parler bouquins, quelle est ta bibliothèque préférée ?

J’ai toujours aimé les bibliothèques, avec un petit faible, il y a dix ans , pour celle du Mans, quand j’y habitais. Il faut dire que c’était feu Jean Luc Le Ténia qui s’occupait du rayon musique. Pour ceux qui ne le connaissent pas, il s’était autoproclamé meilleur chanteur français du monde, très drôle à écouter. Mais depuis que je suis sur Angers, je dois avouer que la bibliothèque de Trélazé est vraiment top. Et là encore il y a du beau monde avec le Forsaken Shadow (de ‘The Slim Wild Boar’) derrière son comptoir, qui est toujours près à refiler de super nouveautés BD et mangas, discuter de concerts, et parler de politique municipale !

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Yeah ! Si nous sommes faits des influences de nos familles et potes, je suis intimement persuadée qu’il réside en chacun de nous un peu de l’âme de nos médiathécaires.

Merci, Julos, et au plaisir de lire une prochaine personne qui a bon goût. Ce sera peut-être une fille, pour changer !

Oui et c’est normalement Claire de Stinky qui doit terminer l’année ! Après, si tu as des invités à me conseiller, je suis preneur . Je pense et compte sur toi pour 2016 !

Are You A Good Witch Or Are You A Bad Witch?

Que vous le passiez à la bibli, dans votre salon de tatouage préféré, voire tout à fait ailleurs, je vous le souhaite bien bon et effrayant à la fois, cet Halloween.

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cEt retrouvez ici le billet d’Halloween version 2014, avec de la musique et tout.

Big Bisous Bien Baveux. KillMoss.

Tatoue tes gosses

Et quand je dis gosses, je n’entends pas au sens québécois, BIEN ENTENDU.

Bon, je plaisante, mais il me trotte dans la tête depuis pas mal de temps l’idée de faire un petit tatouage-hommage aux héros de notre enfance : pas Dragon Ball, non, mais plutôt un personnage de littérature jeunesse. Pour moi, ce serait de préférence un truc en rapport avec Max & les maxi, et voyez comme beaucoup d’adultes ont la même lubie. En effet, on est certains de les aimer pour toute la vie, pas comme Romuald, Sabine son ex de 3ème C, et c’est bien pour cela aussi qu’on les rachète en bouquins pour ses neveux, les enfants de ses amis, voire les siens si l’on est une personne qui aime faire des petits.

Pour mon cas, il suffirait que je déniche un artiste qui saurait adapter les spécificités des illustrations de Sendak : couronne, déguisement velu, arbres… sans en faire une copie carbone. Avec son propre style, comme un Dusty man.

On peut ici reconnaître assez facilement les inspirations, dans des styles différents :

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Et là, saurez-vous tous les retrouver (perdus ces montages d’exception) ?

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Ceci prouve assez que les tatoués pensent être d’éternels enfants qui n’auront jamais à justifier leur apparence dermique. Tels des Peter Pan. JE SAIS, ça peut être assez énervant.

Qu’en pensez-vous ?

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Les VRAIS enfants, les pauvres, les mauviettes, les indécis, ceux qui ne succombent pas aux modes… optez plutôt pour ces tatouages temporaires que je trouve très chouettes. Comme d’habitude, je ne donnerai le nom du fournisseur qu’en privé, comme je ne fais pas de publi-information. Ça changera peut-être le jour où on me paiera pour du placement de produit d’un air de rien, car je ne suis pas contre me faire un peu de blé aux dépens du lecteur.

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Ah, et pour finir, ces books que j’aimerais posséder de tout mon petit cœur, pour chérir les tattoos en famille :

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My Mommy’s got tattoos / Andy White

My Daddy’s got tattoos / Andy White

Baby’s First Tattoo: A Memory Book for Modern Parents / Jim Mullen

Mommy’s new tattoo / Levi Greenacres

Tattoo Book / Martí Guixé

Allez, et n’oubliez pas …

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A (re)lire aussi :

Ces livres qui vous feraient regretter d’être un grand

The girl with the tattoo books

THIS IS HOW WE DO

Vous avez remarqué combien il est cool aujourd’hui de se nipper « comme un bibliothécaire » ?

Exit les clichés du combo chignon / air grincheux du personnel de type féminin affairé au rangement de ses fiches rédigées manuellement… Ces personnes ont-elles d’ailleurs réellement un jour existé ? Même dans les « bibliothèques pour tous » tenues par de dévotes bénévoles, je n’en ai personnellement jamais connu (les bouquins tout pourritos, ça oui, en revanche).

Je ne mens pas, tapez « librarian fashion style » dans votre moteur de recherche préféré, vous verrez !

Et que celui n’a jamais acheté de lunettes « pour le look » me jette la première pierre, Pierre.

Vous avez dû constater ça en matant toutes sortes de films et séries américaines. Ça ne rate jamais !

En voici quelques illustrations, mais je ne crois pas qu’il existe un teen-movie, une série, un film d’aventure sans qu’au moins une scène se déroule en bibli. Et chaque fois de m’exclamer « Ah, tu vois !!! » (même si je suis seule ou que la personne n’est pas au courant que je recense leurs apparitions).

On peut donc en déduire que ce n’est pas uniquement pour draguer les vampires que Buffy allait à la bibliothèque la nuit tombée, et j’ai encore vu l’autre fois Eastwood bien avancer dans son enquête dans ‘Créance de sang’ grâce aux postes informatiques dotés d’accès à Internet 56K.

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Ci-dessus : Don ‘t come back alive et Terror at Northfeld (Hitchcock), Diamants sur canapé, La belle et la bête, La famille Tenenbaum (quel chouette nom), La légende de Despereaux, La voleuse de livres, Le nom de la rose, Les ailes du désir, Love story, My fair laday, Seven, Le silence des agneaux, SOS Fantômes, The breakfast club et les séries Portlandia, That Seventies show ou encore les Simpson, mais comme je le mentionnais, il est plus rapide de compter les films SANS qu’AVEC biblis.

Mais les comics ne sont pas en reste.

Ici, des strips que j’affectionne particulièrement, mais vous en trouverez pléthore sur la toile, qui sont souvent assez cocasses :

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(Gemma Correll, Charles M. Schulz, Bill Watterson, Sarah Andersen)

ET SURTOUT, CE QU’ON ADORE TOUS… j’ai nommé… LES GOODIES!

Des patches, des stickers, des badges, des tote-bags, des mugs et des tish par milliers.

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bag2 bag3 bag4 bag5 bag6 bag7 bag8

mug mug2 mug3

tish tish2 tish3 tish4

Rien qui vous choque ? Hé oui, ma bonne dame, tout ce que je vous présente est anglo-saxon. La France n’aimerait-elle pas ses bibliothèques ?

Dans les films, elles sont encore présentées comme des spots cafardeux (ou des hauts-lieux d’exception et de recherche, dans lesquels le commun des mortels n’aura jamais le droit d’introduire un orteil), dans les séries elles sont simplement inexistantes (comme les bouquins d’ailleurs), je ne vois simplement jamais de BD qui évoqueraient leur présence dans la vie de la cité, et les sacs offerts sont fabriqués en toile de jute, comme les slips de la pub.

Heureusement qu’il reste les blogs, hein.

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