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… Qu’on appela la clémentine

Hey ho !

J’ai très souvent cette chanson en tête, allez savoir pourquoi. Elle fait partie du répertoire des moniteurs de colonies de vacances, avec « La ballade des gens heureux » (jusqu’ici tout va bien) et  « Jolie bouteille, sacrée bouteille » (pour nous prévenir de tout alcoolisme précoce, sans doute).

Il s’agit de « La petite mandarine », que vous pouvez ouïr ici (mais je pourrai, à l’occasion, vous la chanter bien mieux), et j’ai décidé d’en illustrer la version de mes souvenirs.

1

Connaissez-vous l’histoire…  Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

De la p’tite mandarine ? Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Qui s’en allait un soir… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Au bal de sa meilleure amie ! Wah Wah Bee Doo Wah.

2

<Mignon, la mandarine est donc une jeune ado qui sort pour la première fois, on suppose, sinon on n’en ferait pas tout un plat ni même une chanson.

En chemin elle rencontre… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Un jeune garçon citron… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Qui lui dit « Viens chez moi… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

On va danser le rock’n roll ! » Wah Wah Bee Doo Wah.

3

<Sympa, on devine qu’un « couple mixte » va se créer, et le jeune a de chouettes projets, même s’ils divergent un peu du plan initial, qui était, je vous le rappelle, de se rendre au bal. Bref, l’important c’est de danser.

Et pendant qu’ils dansaient… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Pendant qu’ils s’enlaçaient… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Le jeune garçon citron… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

A eu un zeste déplacé ! Wah Wah Bee Doo Wah.

4

<Alors. Le citron devient un peu moins coolos, d’un coup, mais quelle peine va-t-on bien pouvoir lui administrer pour une telle agression ? Le coup du jeu de mot avec Zeste va-t-il suffire ? Je ne pense pas.

Quand elle rentra chez elle… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

La petite mandarine… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Dit à sa maman… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Je vais avoir un gros pépin ! Wah Wah Bee Doo Wah.

5

<Okay, donc… on ne parle pas du problème de la relation non consentie entre la mandarine et le citron, d’ailleurs, ça aurait été pareil avec une banane ou même une autre mandarine, quand on dit non, c’est non ! On s’en sort à nouveau allègrement avec la pirouette du pépin, c’est très amusant. Bon, la mandarine est jeune, donc pense ne pas avoir 1000 issues possibles, et puis un pépin c’est mignon. On en reparlera quand il faudra se lever toute les nuits pour arroser de jus de fruit ce pépin, et c’est pas ta maman qui va s’y coller, jeune fille ! D’ailleurs, sans doute va-t-elle t’expliquer qu’il n’est pas obligatoire de garder ce pépin qui n’est pas un fruit mais une simple graine. Ce pépin est un probablement problème, Mandy ! Et il n’y en aurait pas eu si : 1/personne n’avait eu de zeste déplacé  2/ce zeste était consenti mais qu’on avait utilisé un parapluie, autrement appelé… pépin !

Neuf mois plus tard… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

La petite mandarine… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Accoucha d’un bébé… Shoo Bee Doo Bee Doo Wah

Qu’on appela la clémentine ! Wah Wah Bee Doo Wah.

6

<Ah d’accord. Donc, pas d’alternative, vit-on à l’âge de pierre ? N’y a-t-il pas de planning végétal dans ce monde ? C’est la morale des fruits fondamentalistes, en fait ? Celle de Colonel Reyel qui chante « Aurélie »  ? Bravo, hein, drôle de happy end. Merci les monos.

 

 

PS : Déso pour la qualité des scans!

A RELIRE SUR LE MÊME THÈME : Feminism is the radical notion that women are people

OCEANO NOX / PRAYER OF THE REFUGEE

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Librement inspiré du poème ‘Oceano Nox’ (Victor Hugo).

Oh ! combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l’aveugle océan à jamais enfouis !

Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L’ouragan de leur vie a pris toutes les pages
Et d’un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l’abîme plongée.
Chaque vague en passant d’un butin s’est chargée ;
L’une a saisi l’esquif, l’autre les matelots !

Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! que de vieux parents, qui n’avaient plus qu’un rêve,
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !

On s’entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d’ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d’aventures,
Aux baisers qu’on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goémons verts !

On demande : – Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? –
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire,
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.

Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue.
L’un n’a-t-il pas sa barque et l’autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l’orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur coeur !

Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l’étroit cimetière où l’écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s’effeuille à l’automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l’angle d’un vieux pont !

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous!

Les sirènes du bonheur

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Lachanophobe ? (peur des légumes)
Je ne sais pas si vous les aimez comme moi, en tout cas, j’ai fait ce petit guide à destination de mes éventuels hôtes cet été, d’enfants incultes qui devraient partir seuls au marché, voire d’adultes de ma proche connaissance souffrant du mal précité, bref quiconque pourrait me servir d’esclave. Ne cherchez pas DuBio DuBon DuBonnet, il n’est pas question de ça ici, et tout va très bien pour moi, même si je n’ai pas de potager.
(J’écris mal ET en dehors des feuilles depuis ma plus tendre enfance, aussi ai-je renoté les petites indications)
La TOMATE : elle doit sentir la tomate ( !), avoir une forme bizarre, ou être accrochée en grappe, ou être noire, ou jaune… Tomato Against Fascism !
SALADE : A moins d’avoir 12h à tuer, l’acheter propre avec une date limite très éloignée (PS : la mâche pousse dans la merde donc on n’aime pas tellement).
EPINARDS (crème) : Jamais aussi bons qu’à la cantine, il vaut mieux les trouver déjà préparés car je ne sais pas les cuisiner.
Ceci est un POIREAU, je me fiche de sa tête car je ne mange que le bout blanc.
Le CHOU-FLEUR sent très mauvais, mais moins qu’une andouillette (le chou rouge ou blanc s’achètent en sachet car on n’a pas envie d’en manger 24/7).
L’AUBERGINE est très sympa car c’est le seul légume violet facile à retenir.
AVOCAT (El hijo del mariachi) : Conseil : Si tu ne veux pas retourner en acheter > écorce rigide, chair ferme à mi-tendre.
CONCOMBRE/COURGETTE : Attention Danger !!! Tout le monde sait que l’un se mange plutôt cru, et l’autre plutôt cuit (quoique). Préconisation : lire l’étiquette !
Le MELON : il doit sentir très fort le sucre, et être mangé tout de suite sinon il pourrit ton frigo.
FRAISE/FRAMBOISE : Ces deux copines vendues en barquette ne doivent certainement pas embarquer avec elles d’amies bleues-vertes à poil. (La framboise ressemble un peu à une queue de sirène)
CERISE : fruit préféré !!! Des jaunes, des oranges, des rouges, des noires, toujours bienvenues (sauf si elles sont marron). Quantité : jusqu’à l’indigestion.
L’ABRICOT : ressemble à de petites fesses oranges. Il est bon un peu mou et qui sent très fort comme le gel douche !
Les AMANDES : les acheter décortiquées car je ne suis pas une esclave. Du coup, ça ressemble à de petits copeaux de bois. Consommation maximale = sachet géant préconisé !
La MANGUE (Rasta mango) : fruit super gros (pas comme une pastèque non plus). Comme la couleur varie, les instructions sont les mêmes que pour l’abricot … (il y a une mangue marrante dans la pub Oasis)
Le RAISIN (=grand-père du VIN). Je l’aime blanc (=vert), avec une peau fine et qui sent bon le soleil…

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vac

« Oft expectation fails, and most oft there where most it promises » (d’un certain William S.) << du coup, je n’aurai peut-être pas de feu d’artifice ou de nouvelles lunettes, mais peut-être BIEN MIEUX? Who knows. (clique pour enlarger)