Saint Sébastien, my love [20 janvier]

J’avais évoqué l’idée, en des temps immémoriaux, de faire une petite playlist de St Valentin, mais après tout, la date du 20 janvier est beaucoup plus signifiante pour moi.
BTK + CMK

BTK + CMK

Les « Mon chéri » n’ont pas encore envahi toutes les têtes de gondoles (QUI aime ça, honnêtement? Qu’il se dénonce, au nom de tous ceux qui ont déjà reçu en offrande une boîte de chocolats gâtés par cette liquécoeurante saveur cerise) et je peux réserver un resto sans souci, ni me taper le menu « Spécial amoureux », qui a surtout de spécial qu’il est plus cher et qu’il n’offre aucun choix dans les plats.

3 ans, 20 janvier. C’est un cap !… Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule !
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L’année dernière j’ai fabriqué une petite vidéo privée à la gloire de notre grand amour, mais comme il faut savoir varier les plaisirs d’offrir, cette année sera celle de la mixtape : j’ai sélectionné 20+01 morceaux pour celui, qui tous les jours, partage mon cassoulet assiette de pastas/fromage/mayonnaise (Chef cuistot, le man).
J’aurais préféré les lui écrire, alors j’ai tout de même choisi des interprètes ladies pour lui chanter la sérénade Williams. Pas certaine que toutes lui aillent straight to the heart, mais c’est le même prix, car c’est MON blog. Wow.

CLICK TO GET SOME LOVE

Avril Lavigne I’m with you
Bikini Kill I like fucking
Blondie I’m gonna love you too
Boss Hog I idolize you
Brassy B’cos we rock
Distillers Beat your heart out
Free Kitten Smack
Hole Happy ending story
L7 Lorenza, Giada, Alessandra
Lunachicks Sugar Luv
The Muffs Weird boy next door
My Ruin Tainted love (cover)
Norah Jones Everybody needs a best friend
PJ Harvey C’mon Billy
Sleater Kinney The size of our love
The Slits Partner from hell
Spice Girls Wannabe
Suzi Quatro Four letter words
That Dog I’m gonna see you
X-Ray Spex Obsessed with you
Zaho Tout vibe bien

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Sabine / Naya : No child left behind

Les fêtes de fin d’année font partie des petits moments privilégiés pour penser à la famille, et comme j’avais beaucoup apprécié l’exercice de l’interview croisée avec Monsieur et Madame Hamilton, j’ai eu envie de rencontrer une mère et sa fille, musiciennes de surcroît : Sabine de Basement et Naya. Enjoy! snyeuxSamedi 29/11/14 Point Ephémère, Paris,

Concert de Basement (où le groupe est accompagné d’une mini merch-girl de choc)

Hello girls, Vous savez que vous pourriez être un mix des pubs Comptoir des Cotonniers et Dop-Shampoo à l’huile d’argan, mais en cool? Pour commencer, si vous l’ignoriez, la coutume ici-bas est de réceptionner et commenter une petite surprise. J’ai choisi aujourd’hui deux de vos supposées idoles (je voudrais pas dire, mais euh, bon.) montage_sabinenaya2 Sabine : Clémence, tu es en train d’inventer un nouveau concept qui va concurrencer Comptoir des cotonniers, cool ton montage !

Thanx, ça coûtait moins cher en temps que de suivre une formation Photoshop. So?

Naya: J’ai découvert Jake Bugg il y a deux ans avec son premier album éponyme, j’ai tout de suite adoré le coté folk, country et ses lyrics. Je l’ai vu au Trianon début 2013 et à Rock En Seine en 2014, c’était énorme de le voir en concert, j’espère pourvoir un jour partager une scène avec lui ! Son jeu de guitare m’a beaucoup influencé mais sa façon de chanter aussi. Après les Beatles, ça fait partie des artistes qui comptent beaucoup pour moi aujourd’hui.

Sabine : C’est vrai que Chris Spencer et Unsane font partie des influences du début, des premières claques musicales. Les  concerts au Jimmy à Bordeaux, tous ces nouveaux groupes qu’on découvrait, on sortait plusieurs fois par semaine voir des concerts, et là, toute la scène  du début des  nineties jouait devant nous. Les soirées d’ Amphétamine Reptile, les bands de Touch and Go, un nouveau son, une autre attitude, Fugazi, Girls vs Boys, Helmet, Tar, Unwound… et j’en passe des très bons…chouette époque quand même.

Yes ! Tu sais, à la base je voulais t’offrir David Yow, mais comme je suis très conformiste, je me suis rabattue sur Unsane qui est souvent cité en référence à Basement, même si pour moi la ressemblance n’est pas flagrante… Well, vous jouez toutes les deux des musiques assez différentes, quoique dans une veine de toutes façons rock. Qu’est-ce que, Naya, tu penses de Basement, franchement, toute considération familiale gardée? C’est le genre de musique que tes parents t’ont offert en partage dès ta naissance, et que tu prends plaisir à écouter seule dans ta chambre d’adolescente, genoux rentrés et arythmie cardiaque au programme?

Naya : C’est vrai que je n’écoute pas beaucoup de ce genre de musique, mais j’aime voir mes parents sur scène ! Ce que j’écoute dans ma chambre serait plus pop/rock. Même si Basement paraît très noise sur scène, cela n’empêche qu’on écoute Bob Mould ou Cat Power à fond à la maison. L’anecdote est que j’ai tellement écouté les chansons de mes parents, quand ils les répètent dans le salon, que je les connais par coeur ! J’aime repiquer les plans guitares de mon père mais aussi chanter les refrains de certains titres. J’ai été bercée par les Beatles, les Who, PJ Harvey, et plein d’autres, mes parents écoutaient beaucoup de musique à la maison, ma mère enceinte de moi répétait avec Basement, elle allait aux concerts, je pense qu’il y a forcément une influence… sab3 Les foyers de mélomanes en enfantent souvent, mais il est moins fréquent que ceux-ci soient si talentueux ! Sabine, forcément, tu ne peux qu’écouter le coeur empli d’émotion et de fierté ta (plus si) petite Naya…

Sabine : J’écoute souvent Naya derrière la porte de son local, (mais chut il ne faut qu’elle le sache) j’adore, c’est toujours plein d’émotion quand je l’écoute, mais déjà à l’âge de 9ans, elle chantait beaucoup derrière son piano, avec des mots en anglais et déjà elle avait une superbe voix. IMG_1984 Ne me dis pas qu’elle était bilingue, parce que que j’avais également ma propre manière tout à fait personnelle de chanter l’anglais…

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Bref ! En dehors des répets de Naya, est-ce que tu te passes de gros disques de pop & folk dans le salon, de ceux qui donnent envie de lever les bras au ciel, un sourire niais déchirant les croissants du radieux petit-déj’ dominical ? Tu écoutes « un peu de tout », tu as des styles de prédilection?

Sabine : Côté musique, non j’écoute plein de choses assez différentes et Naya me fait aussi   découvrir ses coups de cœur. Ces derniers temps, j’ai un peu moins de temps pour  la musique  mais les derniers albums de Wovenhand, Afghan Whigs, Nothing ont pas mal tourné à la maison ces derniers mois… de l’electro aussi.

Open mais personne n’écoute Bob Marley, dirait-on ! Sinon, les twinnies, qu’est-ce que ça fait de vous voir l’une l’autre sur scène?

Naya: Je trouve leur musique très intense, très tendue, il faut un max d’énergie pour faire ça et aussi la rage, je crois ah ah ah ! Ce soir sur scène, ils sont supers! Je les trouve courageux d’aller répéter, monter le matos faire de la route, peu de groupes y arrivent….

Sabine: Encore dernièrement à l’Iboat, Naya nous a tous renversé, habituellement son père est toujours critique mais là, elle nous a cloué…… une telle maitrise de son instrument, de jouer avec le silence et d’entendre cette voix fragile, sensible mais tellement présente et qui hante notre esprit, je ne sais pas d’où ça vient… du haut de ses 14 ans, elle dégage beaucoup sur scène, elle a un tel aplomb! C’est sûr elle adore la scène! Bravo à elle !

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Photo_Pierre_PLANCHENAULT-2115 Je n’ai toujours pas eu l’occasion de te voir Naya ! Faut-il pour cela habiter en Aquitaine, ah ah ! J’abordais donc le sujet « Scène » parce qu’en ce moment, il y a pas mal de concerts pour Basement, accompagnant la sortie de ‘Counterclockwise‘, et aussi une tripotée de dates pour Naya, suite à l’émission TV « The Voice Kids ». Naya, petite cachotière, quand je t’ai rencontrée à l’été 2013 (ndr : Bordeaux/IBoat/concert Billy the Kill), il était A PEINE QUESTION de PEUT-ETRE ENVISAGER un casting (qu’on t’a proposé je crois, plus que tu n’as démarché), peux-tu me raconter le déroulé et l’expérience, les auditions, Garou, les rencontres, la suite…?

Naya : ha oui je me souviens de notre rencontre, j’avais beaucoup apprécié le concert de Billy… Il y a un an, on m’a invitée à monter sur Paris et c’est suite à cela que l’on m’a proposé de passer les auditions à l’aveugle de l’émission télé ‘The Voice Kids’. J’y ai beaucoup réfléchi, je me disais que ce n’était pas vraiment dans mon ‘univers musical’. Mais j’ai finalement accepté. C’était une expérience incroyable, que l’on a l’occasion de vivre une seule fois dans sa vie ; passer devant des millions de téléspectateurs, voir l’envers du décor, les backstages… J’ai rencontré des personnes géniales, comme Justine et Charlie, qui sont d’ailleurs présentes ce soir pour le concert de Basement ! J’ai eu le privilège d’aller jusqu’en finale, je ne pensais pas du tout en arriver jusque-là ! Je parlais de personnes géniales, évidemment Garou, qui fut mon coach tout au long de l’aventure.

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C’est une personne vraiment super, il est très gentil. Je reste en contact avec lui. Grâce à cette émission télé, j’ai acquis une certaine notoriété. 10670228_837093032988288_8941472389897995662_n J’imagine que ça a dû être une incroyable expérience, oui ! Et félicitations à toi, j’ai été super émue-larmes de crocodile-style par toutes tes prestations… Je crois que le retour au collège a été assez épique?

Naya : Au collège, ou même dans la rue ! A Bordeaux, lorsque je me promène, on me reconnait. Souvent, les gens m’arrêtent pour un selfie ou pour un autographe, c’est marrant ! C’était une super expérience, je l’ai vécue à fond, et elle m’a permis d’apprendre et de voir des choses que je n’aurais peut-être pas eu l’occasion de découvrir. J’ai pu taper un boeuf avec Bertignac dans sa loge ! C’était fun d’être traitée comme une star! Je suis consciente que j’ai été privilégiée d’avoir été dans les 9 finalistes, c’est très prestigieux.

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Bravo encore, Miss. And now, comment conciliez-vous les concerts? Je veux dire, si le 7 mars on propose une date à Naya à Mulhouse, et une à Basement à Nice? Est-il déjà question de priorité?

Naya : Non, je ne pense pas qu’on doit faire un choix, chacun pourra partir de son côté pour leurs concerts respectifs, de plus, ma grand-mère est assez disponible pour moi, elle m’accompagne souvent aux concerts à Paris ou Londres.

Quelle famille formidable ! Sabine, superbe dernier album de Basement, dans la même lignée -8 ans après ‘Everything Gets Distorted’- que j’avoue n’avoir pu écouter qu’en ligne (sur un PC pourri), puisque je ne suis plus dotée de platine. Quel est le parti pris pour l’avoir sorti exclusivement en vinyle?

Sabine : Merci Clémence. C’était une vraie volonté du groupe de sortir cet album en vinyle. Nos tous premiers disques écoutés dans les années 80 sortaient dans ce format. Depuis le début de Basement, nous n’avions pas vraiment eu l’opportunité de graver nos morceaux dans ce support… maintenant c’est chose faite, en plus il y a un vrai revival de l’objet et les visuels sont tellement plus esthétiques. noisebasement2-1019x1024 C’est très vrai, d’ailleurs il se peut que je me rééquipe spécialement pour l’occasion…. Quel regard portes-tu sur la scène noise 2014? Tu as des coups de coeur? Es-tu un peu « triste » de ne pas pouvoir (re)partager la scène avec des groupes comme Tantrum, Portobello Bones, Condense, Bastard, ou d’autres groupes dont vous avez pu être proches à la fin des 90ies, ou bien le rôle de « parrains » de la scène vous sied-il?(J’en profite pour te dire que je suis réellement ravie de vous voir ce soir car, si ma mémoire ne me fait pas trop défaut, j’avais fait le déplacement Angers-La Rochelle pour Basement, entre autres, au festival off des Francos en juillet 98, gig qui a été annulé à l’improviste. J’ai eu envie de me prendre.)

Sabine : Ces dernières années nous avons eu la chance de faire des dates avec de nombreux bons groupes  français de la nouvelles scène comme Doppler, Papier Tigre, Pord et plein d’autres, mais c’est vrai que vers la fin des années 90 nous avions pu jouer avec  tous ces groupes que tu cites, et il y avait une grosse scène française qui pouvait rivaliser avec celle américaine, et malgré l’absence d’internet …eh ouais il y avait une vie avant, ah ah ah !  Plein de lieux, d’assos, de concerts, les fanzines, une dynamique, une bonne camaraderie entre les groupes. Mais pas de nostalgie aujourd’hui c’est vraiment une autre époque, une autre réalité, et puis  il y a le net alors… basement Quel est votre secret de jouvence, autant que de perdurance? C’est la formule « en famille » qui vous a permis d’éviter le split?

Sabine : L’histoire dure depuis presque 20 ans (l’année prochaine : 2015) maintenant, et le fait d’être en famille a bien sûr dû faciliter la longévité du band. Bon, il y a des périodes où Basement est vraiment en retrait car nous avons tous nos vies professionnelles, les enfants, et aussi d’autres engagements et projets divers. Mais assez vite, on reprend les répétitions, on bosse sur de nouveaux plans, on enregistre, et c’est reparti  pour quelques week-ends sur la route.

Vous avez expérimenté à deux reprises, je crois, l’accueil d’un 4e larron, ça n’a pas matché?

Sabine : Pour l’album précédent, Jeremy nous avait rejoint avant l’enregistrement avait fait quelques dates avec nous, et c’est ensuite Seb qui jouait avec le  groupe Swad qui a nous a accompagné sur le reste des dates française et les dates aux Etats-Unis. Pour le dernier EP nous sommes revenus à la formule du power-trio des débuts, car ça nous semblait plus simple, et les dernières compos si prêtaient aussi. Bon rien, n’est figé pour l’avenir, nous verrons bien après quelques dates si ça sonne comme nous le voulons. 10710507_10152571879453366_6293956574502784302_o Pour moi, c’est OK, ça sonne comme je veux ! Et toi, Naya, tu envisages la formule en groupe?

Naya : J’ai déjà essayé de jouer avec quelques musiciens, mais ça n’a pas fonctionné. Je me dis que toute seule, c’est mieux pour l’instant. Peut-être à l’avenir des musiciens me rejoindront, mais rien n’est planifié.

Et je crois que tu enregistres tous les instruments toi-même?

Naya : En studio, je joue de tous les instruments: piano, guitare, batterie et chant, évidemment. J’ai dernièrement joué à Libourne, dans le théatre de ma ville ‘Le Liburnia’ suite à l’émission. J’ai eu de la chance, c’était complet, plus de 500 personnes(on pouvait remplir 2 salles) ! Mon père et mon oncle m’ont accompagné sur scène pour trois-quatre morceaux pour le fun. C’était vraiment cool et les gens ont apprécié ! Chez moi, j’ai un local de répèt’ rien que pour moi depuis l’âge de 11 ans et j’ai l’habitude de jouer seule, et j’aime aussi cette formule, je construis mon univers avec mes instruments et ma voix… Photo_Pierre_PLANCHENAULT-2122 On t’a donné les moyens de t’épanouir, petite chanceuse… Well, girls, avant de clore le sujet « musique », j’aimerais vous demander de me conseiller chacune un disque, pas nécessairement récent, mais dont vous êtes exemptes d’avoir des parts de marché, ou des intérêts amicaux.

Naya: J’ai pas mal de disques que j’adore écouter comme le White Album des Beatles, ou ‘Pink Moon’ de Nick Drake, Robert Johnson. Il y en a tellement. Plus récemment, il y a évidemment Jake Bugg, je suis une grande fan de ses deux albums ! Mais j’ai aussi découvert dernièrement Ben Howard. Son dernier album s’appelle ‘I Forget Where We Were’ et j’adore !

Sabine : Moi un Jesus Lizard « Liar » ou « Goat », ou un  Jawbox « For your own special sweetheart »

Tiens, tiens, David Yow… Et maintenant, un bouquin « à découvrir absolument », avec les mêmes consignes totalitaires.

Naya : J’ai bien aimé ‘Streets Of London’ d’Arnaud Devillard et Olivier Bousquet, et aussi la Bande dessinée sur les Beatles de Stéphane Nappez. 1 1-2 Puisqu’on en est à parler livres, je vois, Sabine, que tu es déléguée aux manifestations culturelles et à l’éducation (ndr : de la mairie, PS, de Libourne), ça consiste en quoi exactement?

Sabine : Je suis conseillère municipale déléguée à l’éducation et aux manifestations culturelles, mais aussi vice-présidente à la jeunesse de mon agglo qui est la CALI, une fonction qui prend beaucoup de temps, mais très intéressante. Mon engagement remonte maintenant à 2008, suite à une proposition de mon maire actuel qui était directeur de cabinet à l’époque, et celle de Gilbert Mitterrand de faire partie d’une équipe avec un projet qui me tenait à coeur : une salle de concert à Libourne , on s’était battu pour avoir des locaux de répèt’ pourquoi pas pour une salle de concerts? Dans de nombreuses villes où nous avons jouées avec Basement, il y avait des lieux adaptés pour faire des concerts et je me suis dit, pourquoi pas à Libourne? Le projet va aboutir, pas comme je l’avais écrit, mais il y aura un espace dédié à la jeunesse avec un espace pour l’expression artistique, il ouvrira l’été prochain sur le site du skate-park de Libourne, et à proximité des locaux de répétition. embassyskateboards_banner Je m’intéresse également aux cultures urbaines, et en 2010 j’ai fait avancer des projets de skate-park grâce à ma détermination. Je suis très fière que ce lieu voie le jour ! Je trouve important de s’engager un moment donné lorsqu’on veut faire bouger les choses, et la politique peut être un moyen de pouvoir s’exprimer, cela reste mon avis.

Je suppose que cette mission te permet de t’intéresser d’assez près aux bibliothèques (un de mes sujets de prédilection, donc), y avez-vous des habitudes en famille depuis la plus tendre enfance de Naya? Quel y serait votre parcours-type, toutes les deux, mettons un samedi après-midi?

Sabine : C’est plutôt David (le batteur de Basement) qui est beaucoup plus intéressé que moi, car il bosse dans une médiathèque en section jeunesse, et ça c’est génial, car Naya a pu découvrir de nombreux livres et BD grâce à lui, on a beaucoup traîné à la médiathèque de Libourne. P1020009_01 Encore des gens qui ont des bibliothécaires dans leur famille! Alors, quelle serait votre bibliothèque idéale?

Sabine : Ma bibliothèque idéale sont les fanzines, les biographies de groupes mais une époque je m’intéressais beaucoup à Hubert Selby, à Jack Kerouac, Ginsberg, la Beat Generation, plus récemment Paul Auster… mais finalement, je lis très peu ou trop peu car je n’ai pas le temps, je suis toujours très occupée, un peu hyperactive, et quand j’ai du temps, je préfère peindre et monter des projets, par exemple avec un sculpteur libournais Robert Keramsi, j’ai déjà fait 3 performances avec lui, je sens qu’il y a quelques choses à développer, à voir…

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Yeah ! Bon, sinon, j’aime bien m’intéresser aux villes de résidence de mes interlocuteurs. Libourne. Pour pas mal de gens, ça reste une banlieue de Bordeaux. J’imagine que ce n’est pas uniquement une raison financière qui vous fait rester ici, qu’est-ce qui vous y plaît particulièrement?

Sabine : On y est nés, c’est peut-être pas une bonne réponse, mais c’est un peu ça à vrai dire, on connait bien notre ville, et puis avec le groupe depuis 20 ans nous sommes en vadrouille, on a pas mal bougé alors,…. à plusieurs reprises on s’est posé ces questions-là, pourquoi rester à Libourne? Mais finalement, nous n’avons pas eu d’opportunité, ou on ne les a pas saisies, je pense que pour Naya, cela sera complètement différent, elle bougera très certainement, quand je la vois communiquer par Skype avec des amis mexicains, américains etc., c’est génial! Tout est possible pour elle, il n’y a pas de limites !

Naya, tu vas rester encore un moment au Basement-home, mais tu as des envies d’ailleurs?

Naya : Forcément. J’ai la chance de voyager, en Angleterre, aux Etats-Unis et si je peux, j’aimerais continuer mes études à l’étranger dans les années à venir, et peut-être même y vivre. Car je trouve la France pas si pop que ça ! Mes parents me donnent le goût du voyage et ils me parlent souvent de leurs tournées, ça donne envie de bouger. naya3 Traveling is the only thing you buy that makes you richer.” Pour la fin, car oui, il faut bien aller vendre un maximum de disques, j’ai une petite question tattoo… Sabine, j’ai cru discerner sur une photo un petit quelque chose sur un de tes bras (mais comme il fait froid, c’est bien caché), tu en as peut-être d’autres? Peux-tu me raconter une petite anecdote liée à un tatouage?

Sabine : Mon tatouage est un signe chinois représentant la féminité, j’adore ce signe (ndr : je pense que nous avons eu le même…), il marque une époque, par exemple mes débuts à la basse, mais aussi une période douloureuse, le décès de ma mère. J’ai voulu immortaliser une pensée… Depuis j’en ai jamais refait faire par manque de temps ou autre … Je suis de près l’actualité de Lionel Fahy (ancien guitariste des Portobello Bones), j’aime beaucoup ce qu’il fait, peut être qu’un jour j’irai le voir …10857824_10152937658977450_441586322592601689_nQue va-t-il se passer si Naya vous demande à se faire tatouer, disons, d’ici 3-4 ans?

Sabine : J’influence beaucoup Naya pour qu’elle se fasse tatouer, d’ici deux ans ça sera bon pour elle.

Incredible ! Je voulais adopter Naya, mais je voudrais aussi être ta fille. Comment faire ? (ne tenons pas compte des âges sinon on ne s’en sort pas). Naya, je ne sais pas si c’est vraiment quelque chose qui te plaît, mais dans l’éventualité où tu devrais choisir un motif, quel serait-il?

Naya : Un dauphin. Non, je rigole ! Je suis pas encore décidée. Mais c’est vrai que j’aime bien les tatouages. 2696526862_1 Allez, merci Sabine, merci Naya, et je vous offre ces petits morceaux qui rendent hommage à la relation mère-fille… Bons concerts, ce soir, c’est validé, et les nombreux à venir!

Carole King « Where You Lead, I Will Follow »

Helen Reddy « You and Me Against the World »

Spice Girls « Mama »

Dolly Parton  « Coat of Many Colors »

Merle Haggard « Mama Tried »

Ah, et comme j’ai le droit, je vous laisse admirer les dessins de Naya! photo 1 photo 2 photo 3 photo 4Photos : de famille, Pierre Planchenault, Gilles Rammant, A.Tom-Ik.

A demain pour le concours!