Laur Veglam : Mr. Bagatelle

Entrevue avec Laur Veglam

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Vendredi 03 octobre, 20h, dans le bar le plus secret du 5 rue Sedaine, 75011.

Salut Laur,
J’ai un petit cadeau pour toi, ça te plaît?

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Hello, merci! Parfait ce petit collage, Marc Bolan au centre, c’est amplement mérité, enfin lui ou Bowie!… Johnny Thunders, difficile de passer à côté aussi, que ce soit avec les New York Dolls ou en solo. Je vois Alice Cooper également, toujours en forme, il n’arrête quasiment jamais de tourner. Je l’ai vu la dernière fois il y a quatre ans, et c’était magique. Pareil pour Iggy Pop, il semble immortel! J’aime particulièrement sa période Berlinoise, et j’ai aussi un petit faible pour l’album « Instinct », qui est rarement le préféré des fans. Lou Reed, pour moi c’est « Transformer » bien-sûr, un personnage intéressant… Suzi Quatro a eu une influence incroyable, notamment sur les Runaways, et surtout Joan Jett ! Sa reprise de The Arrows « I Love Rock’n’Roll » a fait partie de mes premiers 45 tours vers l’âge de 10 ans… Quant à Twisted Sister, c’est un des groupes que j’écoutais le plus au collège, ça paraît kitsch maintenant, mais c’était le groupe parfait pour la rébellion pré-adolescente grâce à leurs clips et hymnes imparables. Cool de voir qu’ils sont toujours au top sur scène en 2014! Sinon, le mec chelou en haut à droite a un beau T-shirt! Les Lords of The New Church sont un de mes groupes préférés, à l’époque c’est la pochette très Mad Max du premier album, et une interview de Stiv Bators complètement mystique dans Best magazine qui m’avaient séduits, plus que la musique dans un premier temps. J’avais eu ce T-shirt en cadeau de fin de tournée quand on avait ouvert pour la reformation en 2003 avec Sparkling Bombs. Même si il n’y avait malheureusement que deux membres d’origine, ça fait toujours quelque chose, pareil lorsqu’on a ouvert pour les New York Dolls.

I guess so, et pour ta peine tu peux garder cette surprise numérique. Alors, Laur (…), je t’ai rencontré l’année dernière au Gibus Café à Paris alors que tu jouais de la batt’ en backing band de Kevin K en tournée européenne. Ce n’était pas ton coup d’essai avec lui puisque tu le rejoins à chacun de ses passages… Pendant qu’on écoute un petit morceau de Kevin
(qui parle de tattoo si je ne m’abuse), que j’avais d’abord découvert en lisant son autobio parue chez Kicking Books, je veux bien que tu me racontes un peu comment s’est passée ta rencontre avec ce rocker new-yorkais pur souche… un lien entre lui et ta passion pour Johnny Thunders, j’imagine?

La prochaine tournée sera la troisième que je ferai avec lui. Je l’ai rencontré au début des années 2000, il venait souvent à Besançon lors de ses tournées, et restait parfois quelques jours dans le coin. Il aimait bien mon ancien groupe, Sparkling Bombs, et quand son batteur a décidé qu’il ne voulait plus tourner, il m’a tout de suite demandé si j’étais intéressé (surtout que mon groupe venait de splitter). J’ai rencontré Ricky Rat comme ça aussi, pour l’anecdote, son groupe Trash Brats est un des premiers groupes que j’avais interviewé pour Veglam ! Ricky m’a dit un jour qu’il avait aussi retrouvé la première lettre de fan français qu’il avait reçue au tout début des années 90, et qu’elle venait de Besançon ! Quant à Kevin, qui collectionne les objets de la deuxième guerre mondiale, il a acheté l’année dernière un T-shirt de soldat américain sur Internet, et lorsqu’il l’a reçu, le certificat l’accompagnant disait que le soldat était décédé et enterré à Besançon, drôles de coïncidences tout de même…
Oui, ce morceau parle tattoos, plus particulièrement des « tramp stamps », ces tattoos pas toujours très fins situés en bas du dos… On est en effet tous fans des mêmes trucs, les Dolls et Johnny Thunders, tout ce qu’a fait Stiv Bators, les Ramones, Iggy Pop et Bowie, les premiers KISS, les Stones… Voilà ce qui tourne régulièrement dans le van lors des tournées !

Puisqu’on en est au dossier Kevin, l’actu c’est que vous partez très bientôt en tournée en France, Allemagne, Autriche… T’est-il déjà arrivé de le suivre, je ne sais pas, aux USA, en Russie, au Japon? Ou a-t-il sa petite équipe prête à empiler les flight-cases un peu partout où il débarque?
Non, j’aimerais bien, mais comme tu le dis, il a des équipes un peu partout. Nous en Europe, parfois les mecs des Murder Junkies de GG Allin aux States, d’autres musiciens sur la Côte Ouest et en Floride, etc. Je n’ai pour l’instant jamais joué au Japon ou en Russie, et les Etats-Unis, je n’ai joué que sur la Côte Ouest avec Sparkling Bombs. J’aimerais beaucoup y rejouer.

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Okay, la bouteille est lancée. Arrive déjà l’heure de la question gênante : comment es-tu payé sur ces tournées? Un pourcentage, un bilan à la fin, un fixe déterminé? Je suppose que bien que le job te plaise, c’est toujours du temps que tu ne consacres pas à tes propres activités, tes groupes, ton boulot, ton zine…

En gros, on fait les comptes en fin de tournée, et on prend ce qu’il y a après avoir remboursé les frais, ce qui veut dire pas grand’chose… On va essayer de mieux gérer l’argent sur cette tournée, personne dans le groupe n’a malheureusement l’esprit d’un fin businessman/road manager, et ça n’aide pas forcément…
J’ai une bonne nouvelle pour toi : même si tu ne gagnes pas des milliers de dollars sur le tour, tu vas tout de même faire l’économie de 80 balles, à savoir le prix de la place pour Morrissey au Grand Rex le 27 octobre. Tu le vis comment? Un avis sur son dernier album?
J’économiserai 80 euros, c’est vrai, mais ça m’embête beaucoup de ne pas pouvoir voir Morrissey sur cette tournée, et je suis sûr que les affiches seront là pour me le rappeler dans certaines villes… J’aime beaucoup le dernier album, ce côté hispanique mélangé à des trucs plus proches de Bowie sur certains titres tout en restant dans son univers bien personnel.

Parlons galettes… J’ai vu que vous aviez enregistré un 6-titres : ‘Allies of Rock’n Roll’. Ça s’est fait en France lors du dernier passage de Kevin, ou à distance? Pourquoi avoir repris des morceaux déjà existants?

On a enregistré en France, près de Nîmes. En fait ce sont des nouveaux morceaux, sauf la deuxième partie sur la version CD qui est une réédition de l’album « 13th Street » en bonus. Ça s’est fait « à la Kevin », c’est à dire en live, en 2 ou 3 prises grand maximum (j’aurais parfois aimé en faire plus.) J’avais jamais fonctionné de cette manière très old-school, c’est un peu déstabilisant surtout quand t’as jamais joué les morceaux avant, mais c’est intéressant pour garder le côté frais, ça se passait comme ça à l’époque du côté de NY. Il fonctionne de cette manière instantanée, pas de répets avant les tournées, pas de setlist (en général les deux ou trois premiers morceaux sont les mêmes chaque soir, et après il annonce les morceaux qu’il a envie de jouer au micro, 1, 2, 3, 4 !), parfois ça l’amuse de faire des morceaux que je ne connais pas, il annonce le morceau et se retourne vers moi en souriant. D’un côté c’est gratifiant parce que comme il me l’a dit une fois en fin de tournée : « Je le fais parce que je sais que tu peux le faire », mais c’est pas toujours hyper comfortable ! Une bonne école en tout cas…

Et est-ce que vous avez déjà composé des trucs ensemble? En clair, vous êtes vraiment ses alliés ou simplement de bons petits soldats au service du rock’n roll?
On joue aussi des morceaux de Ritchie (basse) et Ricky (guitare), mais les morceaux de Kevin sont déjà écrits, même si on est très libre côté interprétation. C’est lui le Général. Les seuls conseils qu’il me donne : « Pas trop de cymbale ride, et la charley bien serrée. » Il aime bien que ça grince un peu, qu’il y ait un petit côté chaotique façon 77. Je pense qu’il serait déçu si lors d’un concert tout était joué parfaitement, de manière scolaire.

Ça t’est déjà arrivé de jouer dans ce genre de config (backing band) pour d’autres artistes?
Uniquement pour le projet solo de Ricky Rat : on a fait 2 tournées. A un moment, Kevin a dû annuler une tournée, les dates étaient déjà bookées, et on avait tous prévu le truc. Ricky, qui avait un album solo tout frais a proposé de récupérer une partie des dates quand c’était possible. Je pense que ça se refera pour son prochain album.

Okay, parlons de tes autres groupes : j’avais écouté Sparkling Bombs, early 2000 je pense, et je me demande toujours si vous n’aviez pas joué dans le caf/conc’ angevin dans lequel je programmais, en 2005, pour une soirée Halloween…

Tu dois confondre, je crois qu’on n’a jamais joué à Angers. Pourtant il n’y avait pas beaucoup de groupes dans le style à l’époque, ou alors ma mémoire me joue des tours ?

Impossible de remettre, et les archives, pourtant notoires, ont été éradiquées de la surface de la planète. Bon, je t’ai en tout cas vu (NE NIE PAS) il y a quelques mois à Mains d’œuvres (St Ouen) avec ton band actuel, Sugar Sugaar, et tu chantes désormais dans un groupe new-wave, si je suis bien renseignée… Tu peux me parler un peu de ces deux derniers bands, les projets, l’actu?
Je ne joue plus dans Sugar Sugaar, quant à Vague Scare, j’utiliserais plus les mots synth-pop ou darkwave, ou tout simplement dark pop puisqu’on assume totalement le côté pop. C’est pour l’instant un duo (Fred m’avait déjà convaincu de chanter moi-même mes compos dans The Dagger Dates, groupe post-punk éphémère), mais on est en train de penser la version live, on devrait être 3, histoire ne pas avoir trop de choses pré-enregistrées sur scène comme ça se fait malheureusement trop souvent dans le style. C’est parti comme ça, pour le fun, à partir de quelques idées bricolées sur mon synthé, et retravaillées avec Fred qui maîtrise l’instrument bien mieux que moi. Après quelques morceaux enregistrés par nous-mêmes (aucun de nous deux n’avait fait ça avant !), on a eu pas mal de retours encourageants, des propositions de concerts en Europe, de participations à des compils, etc. J’ai toujours bien aimé le mélange d’ambiances froides qui font un peu peur et de beats dansants.

Parlons maintenant de ton blog, Veglam, que je parcours régulièrement, et qui est rédigé entièrement en anglais. Déjà, I hope you don’t mind answering in French! Je crois que tu es le principal rédacteur de ce webzine… tu dois savoir quelle audience vous avez?

Oui, je suis le rédacteur principal, mais il y a d’autres contributions régulières, une personne en France et deux aux Etats-Unis, et d’autres moins régulières. Si je regarde les statistiques maintenant, ça me dit que les lecteurs sont basés principalement aux Etats-Unis, puis Allemagne, France et Brésil. Assez logique en fait. Vu que c’est assez pointu, il n’y a pas un gros public, les statistiques me disent qu’il y a en moyenne entre 50 et 120 vues par jour, le record est de 1103 vues sur une journée. Si c’était rédigé en français, je pense que ce serait hyper confidentiel niveau audience, limite secret ! Ah ah !

Veglam s’adresse aux fans de rock’n’roll, glam et punk, et j’ai vu que tu avais été interviewé pour un documentaire à sortir sur la scène glam, justement. Tu penses être une sorte de sommité en la matière? I mean, internationalement?

Tu dois parler de ce projet de documentaire italien sur la scène glam punk internationale, je ne sais pas trop si ça va sortir, mais c’était une bonne idée. Non, je ne pense pas être une sommité, mais encore une fois, même quand on prend le style au sens large du terme, c’est un petit monde, donc j’imagine que les gens qui s’y intéressent tombent vite sur mon site après quelques clics.

A propos de polyglottisme, je vais certainement faire appel à toi bientôt pour une traduction d’interview que je compte réaliser d’un musicien australien. Donc, merci d’avance, tu l’apprends en direct !

Pas de soucis, je pense voir de qui tu parles, j’ai toujours un étui de guitare lui appartenant chez moi, d’ailleurs !

Tu es prof d’anglais, c’est ça?

Oui, enfin je suis prof d’anglais en freelance ou intermittent de l’enseignement ! Ah ah… Je préfère largement travailler avec des adultes que dans les lycées/collèges où je n’ai pas bossé depuis un moment.

Tu es totalement bilingue en ce qui concerne le vocabulaire du spectacle, tu as déjà traduit des bio/autobio de musiciens?

La traduction de bio/autobio me brancherait beaucoup, à partir du moment où j’apprécie la personne ou le groupe, vu que c’est quand même quelque chose de long à faire, et de pas très bien rémunéré, à part j’imagine, si tu traduis la bio de Keith Richards, par exemple!

Même pas sûr ! Revenons à Morrissey si tu veux bien… Tu es, comme lui, un fervent défenseur de la cause animale. Etant fan du Moz, penses-tu que c’est lui qui t’a influencé en ce sens et permis de prendre conscience de la cruauté qu’on pouvait leur infliger dans le seul but de se repaire d’un bon foie gras ou de nuggets, ou bien c’est un ensemble de choses, l’écologie, ou que sais-je?
En fait, je me suis intéressé à lui en grande partie à cause de ses prises de position. C’est mon pote Nasty Samy qui m’a initié à sa musique, en fait assez tardivement (début des années 2000), je m’en souviens encore « écoute, c’est le plus grand fan des Dolls de la terre et il est végé, ça ne peut que te plaire ! »… Je l’avais vu en festival des années avant sans connaître, donc j’avais pas accroché. Je pense que Morrissey n’est pas forcément un artiste immédiat qu’on va adorer dès le premier morceau, ça demande un certain effort et ça grandit au fur et à mesure des écoutes/découvertes. J’adore les personnages dans le rock, et là je suis servi. Le mec est fascinant aussi bien pour sa motivation à défendre les animaux, ses textes, que pour ses ambiguïtés et son côté misanthrope (plus que raciste comme on peut parfois le lire…)… Tout comme lui, c’est le côté éthique vis à vis des animaux qui me motive avant toute chose, même si le fait que ne pas manger de viande a un effet positif sur l’environnement. Si je devais rapprocher ce mode de vie d’un univers musical, c’est plus du côté de Gorilla Biscuits ou Shelter par exemple que ça s’est passé pour moi. J’ai découvert après au fur et à mesure que beaucoup de musiciens que j’admirais étaient également végétariens ou vegans.

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Et est-ce que tu manifestes, tu adhères à des organisations ou c’est simplement un positionnement individuel?

Ça fait un moment que j’ai pas participé à une manif, j’ai parfois donné de l’argent à des organisations, ou joué à des concerts/participé à des compilations de soutien à la cause animale (ou pour récolter des fonds pour des prisonniers de l’Animal Liberation Front) Je pense que chaque action, même minime est importante.

Well, Laur, tu habites Besançon… Loin de moi l’idée de dénigrer cette charmante ville et ses non moins plaisants autochtones, mais en regard de tes sorties, concerts, ne serais-tu pas mieux dans une ville plus, disons… capitale?

Les capitales… Pour Paris, il me faudrait une bonne raison d’y aller, et surtout de l’argent! Londres me tentait beaucoup plus à un moment, mais vu le coût de la vie ces dernières années… Toutes les personnes que je vois aller là-bas pour faire de la musique doivent finalement abandonner car ils doivent tout le temps bosser pour payer le loyer. De plus, mes dernières visites là-bas m’ont un peu démotivé, ça reste beaucoup plus cool que Paris, mais pour la scène que j’aime, il se passe beaucoup moins de choses que dans le passé, ne serait-ce que 10 ans en arrière… La seule tentation reste Berlin, une ville sans cesse en mouvement, agréable à vivre et avec des loyers abordables… Et où on peut manger vegan partout et pas cher! Ah ah… Sinon, en ce qui concerne les capitales, Madrid m’a impressionné, vraiment très rock’n’roll comme ville! Mais question climat/mode de vie, je ne crois pas que je pourrais vivre dans une “contrée sudiste”.

Oui, fais attention à ton teint. Raconte-moi ce que tu aimes particulièrement dans cette bonne vieille ville de Bezak, alors.

Bezak, sans compter y rester à vie, il faut reconnaître que c’est pas trop mal pour les musiciens, des loyers pas très élevés, des locaux de répet’ pas chers (Le Bastion), quelques endroits sympas (Passagers du Zinc, Muzik Hall…), et au final pas mal d’activités musicales et d’activistes rock (assos, fanzines, labels…) Géographiquement, c’est bien placé pour voir des groupes qui viennent d’Espagne ou Italie et qui vont directement en Allemagne… Bon, ça reste la France, mais en tournant un peu dans le pays, on se rend compte qu’on est pas trop mal ici, même si on se plaint toujours comme tout bon français…
Let’s talk about the way you look tonight. Bravo, je te trouve très élégant, make-up, cheveux, stick to the plan. On t’a déjà proposé de faire de la figuration?

Merci ! Non, on ne m’a jamais proposé ce genre de trucs. Marrant, je crois que le dernier à m’avoir demandé ça, c’est Billy The Kill !

Comme quoi. Venons-en à tes tattoos. J’en vois un, là, en haut de ton bras gauche, tu en as d’autres? Raconte-moi une histoire sur l’un d’entre eux, je te laisse choisir l’angle d’attaque…

Ah oui, celui-là, je l’ai fait dans le Sud des Etats-Unis, une tête de poupée assez démoniaque entourée de bulles roses (j’en ai déjà un autre situé plus haut, déjà fait par un tatoueur américain). Le côté horrifique (je suis bien fan de films d’horreur, principalement lorsqu’il y a des vampires ou des poupées!) et le côté bubble-gum se retrouvent dans les quelques (trois) tattoos que j’ai. J’aime bien l’idée d’associer un tattoo (ou un disque) acheté dans un lieu visité.

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Je rencontre pas mal de personnes qui profitent de déplacements pour marquer leur peau d’un souvenir, oui. Perso, j’aime bien voyager confort, donc, sans aller jusqu’à me balader en jogging/sac banane, j’aime autant éviter le mauvais moment membre gonflé/chair à vif/crémage 24/7… Sinon, j’aime beaucoup ce tatouage.

Bon, Glam-boy, sais-tu au moins que GLAM est également l’acronyme de Galleries, Libraries, Archives and Museums, ça me donne un sacré coup de pouce pour aborder le sujet des bibliothèques!

Oui, j’avais déjà vu cet acronyme !

Et je suppose qu’un homme curieux et lettré de ta trempe a dû y faire ses armes dans sa juvénilité… As-tu une petite histoire canaille à me raconter, ou un autre souvenir? Une bonne adresse?
J’ai passé pas mal de temps dans les bibliothèques, mais en fait beaucoup moins qu’on pourrait le croire ! Soyons honnête, à la fac, les garçons y vont autant pour regarder les filles que les livres ! J’aimais bien les bibliothèques de Brighton où j’étais allé bosser sur mon mémoire sur le végétarisme et les droits des animaux au Royaume-Uni justement. Brighton, voilà une ville cool, d’ailleurs !

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Mon tatoueur Jimi vient de Brighton, encore une sacrée coïncidence.

Merci à toi, et pour la fin, as usual, je réquisitionne ton bon vouloir pour me préconiser un bouquin et un disque, excluant toute collaboration de ta part ou amitié déguisée.
Ok, restons dans l’actualité alors, et pour coller à l’interview, je te conseille l’autobiographie de Morrissey, si son style d’écriture parfois Dickensien ne te rebute pas. J’aurais parfois juste aimé plus de détails purement musicaux (sur les enregistrements, le split des Smiths, etc.).

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Et puisque tu as parlé des Manic Street Preachers dernièrement dans ton blog, je te conseille le dernier album “Futurology”, leur album berlinois, des ambiances différentes tout en conservant leur sensibilité pop. Le meilleur qu’ils aient sorti depuis longtemps.

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